Vidéo 4 : La cycloïde · 3 min 13 s · sous-titres en français
Le cours écrit
4.1 La roue qui roule
Une roue de rayon a>0 roule sans glisser sur l'axe des abscisses, vers la droite. On suit un point M du bord de la roue, qui est en O au départ. Quand la roue a tourné d'un angle t (en radians), elle a avancé de la longueur de l'arc déroulé, soit at : son centre est en C(at;a).
Au départ, le vecteur CM est dirigé vers le bas ; la roue tourne dans le sens indirect, donc CM fait avec i l'angle −2π−t :
CM=acos(−2π−t)i+asin(−2π−t)j=−asinti−acostj.
Avec OM=OC+CM, on obtient la cycloïde :
x(t)=a(t−sint),y(t)=a(1−cost),t∈R.
Remarque sur le texte du programme. Le programme imprime « y(t)=a(t−cost) ». Avec cette formule, y(0)=−a : le point ne partirait pas du sol, et la courbe ne serait pas celle d'un point de la roue. Il s'agit d'une coquille pour a(1−cost), la formule obtenue ci-dessus.
4.2 Étude d'une arche
Réduction.
x(t+2π)=x(t)+2πa et y(t+2π)=y(t) : M(t+2π) est l'image de M(t) par la translation de vecteur 2πai. On étudie une arche, pour t∈[0;2π], puis on la reproduit par translation.
x(2π−t)=2πa−x(t) et y(2π−t)=y(t) : M(2π−t) est le symétrique de M(t) par rapport à la droite d'équation x=πa. On étudie sur [0;π].
Variations.x′(t)=a(1−cost)≥0 et y′(t)=asint, positif sur [0;π].
t
0
2π
π
x′(t)
0
+
a
+
2a
x(t)
0
↗
a(2π−1)
↗
πa
y′(t)
0
+
a
+
0
y(t)
0
↗
a
↗
2a
Points remarquables.
v(t)=0 si et seulement si cost=1 et sint=0, c'est-à-dire t=2kπ : les points (2kπa;0), où le point touche le sol, sont stationnaires ; la figure y montre des pointes.
En t=π : le sommet de l'arche (πa;2a), avec v(π)(2a;0) : tangente horizontale.
En t=2π : le point (a(2π−1);a), avec v(a;a) : tangente de coefficient directeur 1.
Une arche a pour largeur 2πa (le périmètre de la roue) et pour hauteur 2a (le diamètre).
4.3 Vitesse, accélération, tangente
Prenons le temps comme paramètre : la roue tourne d'un radian par unité de temps, et son centre C(at;a) avance à la vitesse a.
Vitesse. Avec 1−cost=2sin22t et sint=2sin2tcos2t :
v(t)=2asin2t(sin2t;cos2t),∥v(t)∥=2asin2t.
Le point de la roue qui touche le sol est immobile à cet instant (t=2kπ) ; le point le plus haut (t=π) va deux fois plus vite que le centre.
Accélération.a(t)(asint;acost), c'est-à-dire a(t)=MC : l'accélération est dirigée vers le centre de la roue, et sa norme vaut a.
Théorème 3 (tangente à la cycloïde). Pour t∈]0;2π[, la tangente en M(t) passe par le point le plus haut de la roue, T(at;2a), et la normale (la perpendiculaire à la tangente en M) passe par le point de contact K(at;0).
Démonstration.MT(asint;a+acost)=2acos2t(sin2t;cos2t) est colinéaire à v(t), qui n'est pas nul. Et MK(asint;−a+acost) vérifie MK⋅v(t)=a2sint(1−cost)−a2sint(1−cost)=0.
C'est une construction de la tangente : on dessine la roue dans la position où elle passe par M, et l'on joint M au sommet de la roue.
Exemple 9. Pour a=1 et t=32π : M(32π−23;23), v(23;23), de norme 3=2sin3π. Le sommet de la roue est T(32π;2) et MT(23;21)=31v : T est bien sur la tangente.