Vidéo 3 : Représenter une courbe, l'astroïde · 3 min 37 s · sous-titres en français
Le cours écrit
3.1 La méthode
Pour représenter une courbe paramétrée (compétence exigible) :
Réduire l'intervalle d'étude, grâce à la périodicité et aux symétries.
Étudier les variations de x et de y en même temps, dans un tableau de variations conjoint.
Placer les points remarquables : points à tangente horizontale (y′=0) ou verticale (x′=0), points stationnaires (v=0), points d'intersection avec les axes, et quelques tangentes.
Tracer l'arc étudié, puis compléter la courbe par les symétries.
Symétries usuelles. Si, pour tout t de l'intervalle (symétrique) :
Relation
Propriété de la courbe
x(t+T)=x(t) et y(t+T)=y(t)
on étudie sur un intervalle de longueur T
x(−t)=x(t) et y(−t)=−y(t)
M(−t) et M(t) sont symétriques par rapport à l'axe (Ox)
x(−t)=−x(t) et y(−t)=y(t)
M(−t) et M(t) sont symétriques par rapport à l'axe (Oy)
x(−t)=−x(t) et y(−t)=−y(t)
M(−t) et M(t) sont symétriques par rapport à O
On utilise de la même façon des relations entre t et k−t (par exemple π−t) : si M(k−t) se déduit de M(t) par une symétrie, il suffit d'étudier la courbe pour t≥2k (ou t≤2k).
L'étude des branches infinies est hors programme : les courbes étudiées ici restent bornées, ou l'on se contente de leur allure.
3.2 Exemple : l'astroïde
Soit a>0. L'astroïde est la courbe Γ définie par
x(t)=acos3t,y(t)=asin3t,t∈R.
Réduction.
x et y sont 2π-périodiques : on étudie sur [−π;π].
x(−t)=x(t) et y(−t)=−y(t) : symétrie par rapport à (Ox). On étudie sur [0;π].
x(π−t)=a(−cost)3=−x(t) et y(π−t)=y(t) : symétrie par rapport à (Oy). On étudie sur [0;2π].
(De plus, x(2π−t)=y(t) et y(2π−t)=x(t) : la courbe est aussi symétrique par rapport à la droite y=x.)
Variations.x′(t)=−3acos2tsint et y′(t)=3asin2tcost. Sur [0;2π], sint≥0 et cost≥0 : x′≤0 et y′≥0.
t
0
4π
2π
x′(t)
0
−
−43a2
−
0
x(t)
a
↘
4a2
↘
0
y′(t)
0
+
43a2
+
0
y(t)
0
↗
4a2
↗
a
Points remarquables.
En t=0 et t=2π, v=0 : les points A(a;0) et B(0;a) sont stationnaires. On ne cherche pas de tangente en ces points (programme) ; la figure y montre une pointe.
Pour 0<t<2π : v(t)=3asintcost(−cost;sint), avec 3asintcost>0. La tangente en M(t) est dirigée par w(t)(−cost;sint).
En t=4π : M(4a2;4a2), tangente dirigée par (−1;1), de coefficient directeur −1.
Tracé. L'arc de A à B est tracé grâce au tableau ; les symétries par rapport à (Oy) puis à (Ox) donnent la courbe entière, qui a quatre pointes : (a;0), (0;a), (−a;0) et (0;−a).
Remarque (équation cartésienne). Pour x≥0 et y≥0, (ax)2/3+(ay)2/3=cos2t+sin2t=1.
3.3 L'astroïde et l'échelle
Exemple 8. Pour 0<t<2π, la tangente en M(t) passe par M(t) et est dirigée par (−cost;sint) ; son équation est
sint(x−acos3t)+cost(y−asin3t)=0,soitxsint+ycost=asintcost(cos2t+sin2t)=asintcost.
Elle coupe l'axe des abscisses en P(acost;0) et l'axe des ordonnées en Q(0;asint), et PQ=a2cos2t+a2sin2t=a. Le segment [PQ] découpé par la tangente a toujours la longueur a : c'est l'échelle de la leçon 1 (avec a=3). Quand l'échelle glisse, elle reste tangente à l'astroïde.