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Chapitre 13 · Cours écrit

Courbes paramétrées et coniques

Programme de S1 Version pour les séries S1, S3 et S1A.

Ce chapitre étudie des courbes planes, en deux parties.

  • Les courbes paramétrées : une courbe décrite par un point M(t)M(t) qui se déplace quand un paramètre tt varie. Le vecteur dérivé donne la tangente et, quand tt est le temps, la vitesse ; on étudie ensuite le mouvement, puis deux courbes célèbres, l'astroïde et la cycloïde.
  • Les coniques : parabole, ellipse et hyperbole, définies par un foyer et une directrice, puis par deux foyers ; leurs équations réduites, leurs équations paramétriques et leurs tangentes.

On utilise librement ce qui a été vu avant :

  • en Seconde : équations cartésiennes et paramétriques d'une droite, équation d'un cercle, changement de repère par translation, forme canonique d'un trinôme ;
  • en Première S1 : produit scalaire, distance d'un point à une droite, barycentre ;
  • au chapitre 2 : dérivées, en particulier (cos⁡u)′=−u′sin⁡u(\cos u)' = -u'\sin u, (sin⁡u)′=u′cos⁡u(\sin u)' = u'\cos u et (un)′=n u′un−1(u^n)' = n\,u'u^{n-1} ;
  • au chapitre 11 : les applications affines, comme x′=xx' = x, y′=2yy' = 2y.

Notations. Le plan est muni d'un repère orthonormé (O ;i⃗,j⃗)(O\,;\vec i, \vec j). Les coordonnées d'un vecteur sont notées entre parenthèses : u⃗ (a ;b)\vec u\,(a\,;b). La norme de u⃗\vec u est ∥u⃗∥=a2+b2\|\vec u\| = \sqrt{a^2 + b^2}.

Leçon 1 : Courbes paramétrées et tangente

Voir la vidéo de la leçon 1

1.1 Un problème de lieu : l'échelle qui glisse

Le programme demande d'introduire les courbes paramétrées à partir de problèmes de lieux géométriques. En voici un.

Une échelle [AB][AB] de longueur 33 glisse : son pied AA reste sur le sol, l'axe des abscisses, et son sommet BB reste contre le mur, l'axe des ordonnées. On repère sa position par l'angle t=OAB^t = \widehat{OAB} qu'elle fait avec le sol, t∈[0 ;π2]t \in \left[0\,;\frac{\pi}{2}\right]. Alors OA=3cos⁡tOA = 3\cos t et OB=3sin⁡tOB = 3\sin t : A(3cos⁡t ;0),B(0 ;3sin⁡t).A(3\cos t\,;0), \qquad B(0\,;3\sin t).

  • Le milieu II de [AB][AB] a pour coordonnées (32cos⁡t ;32sin⁡t)\left(\frac32\cos t\,;\frac32\sin t\right). Donc OI=32OI = \frac32 pour tout tt : quand l'échelle glisse, II décrit le quart de cercle de centre OO et de rayon 32\frac32 situé dans le quart de plan x≥0x \geq 0, y≥0y \geq 0.
  • Le point MM de l'échelle tel que AM=1AM = 1 vérifie AM→=13 AB→\overrightarrow{AM} = \frac13\,\overrightarrow{AB}, donc M(2cos⁡t ;sin⁡t)M(2\cos t\,;\sin t). Ses coordonnées vérifient x24+y2=cos⁡2t+sin⁡2t=1\dfrac{x^2}{4} + y^2 = \cos^2 t + \sin^2 t = 1 : ce n'est plus un cercle, c'est un quart d'ellipse (leçon 6).

Dans les deux cas, la position du point est donnée par deux fonctions du paramètre tt.

1.2 Définition

Soit II un intervalle (ou une réunion d'intervalles) de R\mathbb{R}, et xx, yy deux fonctions définies sur II. L'ensemble Γ\Gamma des points M(t)M(t) tels que OM→(t)=x(t) i⃗+y(t) j⃗,t∈I,\overrightarrow{OM}(t) = x(t)\,\vec i + y(t)\,\vec j, \qquad t \in I, est une courbe paramétrée. Le système {x=x(t)y=y(t)\begin{cases} x = x(t) \\ y = y(t) \end{cases}, t∈It \in I, est une représentation paramétrique de Γ\Gamma, et tt est le paramètre. Une même courbe a plusieurs représentations paramétriques.

Exemples.

  • Droite (Seconde) : la droite passant par A(xA ;yA)A(x_A\,;y_A) et dirigée par u⃗ (α ;β)\vec u\,(\alpha\,;\beta) a pour représentation x=xA+αtx = x_A + \alpha t, y=yA+βty = y_A + \beta t, t∈Rt \in \mathbb{R}.
  • Cercle : le cercle de centre Ω(x0 ;y0)\Omega(x_0\,;y_0) et de rayon RR a pour représentation x=x0+Rcos⁡t,y=y0+Rsin⁡t,t∈[0 ;2π[.x = x_0 + R\cos t, \qquad y = y_0 + R\sin t, \qquad t \in [0\,;2\pi[. En effet (x−x0)2+(y−y0)2=R2(cos⁡2t+sin⁡2t)=R2(x - x_0)^2 + (y - y_0)^2 = R^2(\cos^2 t + \sin^2 t) = R^2 ; réciproquement, si M(x ;y)M(x\,;y) est sur le cercle, le point (x−x0R ;y−y0R)\left(\frac{x - x_0}{R}\,;\frac{y - y_0}{R}\right) est sur le cercle trigonométrique, donc de la forme (cos⁡t ;sin⁡t)(\cos t\,;\sin t).
  • Courbe d'une fonction : la courbe de ff a pour représentation x=tx = t, y=f(t)y = f(t).

1.3 Passer à une équation cartésienne

Pour reconnaître une courbe paramétrée, on cherche une relation entre xx et yy en éliminant tt.

Exemple 1. x=1+2cos⁡tx = 1 + 2\cos t, y=−1+2sin⁡ty = -1 + 2\sin t, t∈[0 ;2π[t \in [0\,;2\pi[. Alors cos⁡t=x−12\cos t = \dfrac{x - 1}{2} et sin⁡t=y+12\sin t = \dfrac{y + 1}{2}, d'où (x−1)2+(y+1)2=4(x - 1)^2 + (y + 1)^2 = 4 : c'est le cercle de centre (1 ;−1)(1\,;-1) et de rayon 22.

Exemple 2. x=t+1x = t + 1, y=t2y = t^2, t∈Rt \in \mathbb{R}. Alors t=x−1t = x - 1 et y=(x−1)2y = (x - 1)^2 : c'est la parabole d'équation y=(x−1)2y = (x - 1)^2, en entier, puisque x=t+1x = t + 1 prend toutes les valeurs réelles.

Attention. L'élimination donne une équation que vérifient les points ; il faut ensuite vérifier quelle partie de la courbe obtenue est réellement parcourue (l'échelle ne donne qu'un quart de cercle).

1.4 Vecteur dérivé et tangente

Le programme ne fait aucune étude des fonctions vectorielles : le vecteur dérivé est simplement défini par ses coordonnées.

Définition. Si xx et yy sont dérivables en t0t_0, le vecteur dérivé au point M(t0)M(t_0) est le vecteur v⃗(t0) (x′(t0) ;y′(t0)).\vec v(t_0)\,\big(x'(t_0)\,;y'(t_0)\big).

Interprétation. Pour h≠0h \neq 0, le vecteur 1h M(t0)M(t0+h)→\dfrac{1}{h}\,\overrightarrow{M(t_0)M(t_0 + h)} dirige la sécante (M(t0)M(t0+h))\big(M(t_0)M(t_0 + h)\big) ; ses coordonnées x(t0+h)−x(t0)h\dfrac{x(t_0 + h) - x(t_0)}{h} et y(t0+h)−y(t0)h\dfrac{y(t_0 + h) - y(t_0)}{h} tendent vers x′(t0)x'(t_0) et y′(t0)y'(t_0) quand hh tend vers 00. Quand v⃗(t0)\vec v(t_0) n'est pas nul, la sécante se rapproche donc de la droite dirigée par v⃗(t0)\vec v(t_0).

Théorème 1 (tangente). Si v⃗(t0)≠0⃗\vec v(t_0) \neq \vec 0, la tangente à Γ\Gamma au point M0=M(t0)M_0 = M(t_0) est la droite passant par M0M_0 et dirigée par v⃗(t0)\vec v(t_0). Une équation en est y′(t0) (x−x(t0))−x′(t0) (y−y(t0))=0.y'(t_0)\,\big(x - x(t_0)\big) - x'(t_0)\,\big(y - y(t_0)\big) = 0.

  • Si y′(t0)=0y'(t_0) = 0 et x′(t0)≠0x'(t_0) \neq 0 : la tangente est horizontale.
  • Si x′(t0)=0x'(t_0) = 0 et y′(t0)≠0y'(t_0) \neq 0 : la tangente est verticale.

Justification de l'équation. M(x ;y)M(x\,;y) est sur la tangente si et seulement si M0M→\overrightarrow{M_0M} et v⃗(t0)\vec v(t_0) sont colinéaires, c'est-à-dire si leur déterminant est nul.

Comme le demande le programme, on se limite au cas où le vecteur dérivé n'est pas nul. Un point où v⃗(t0)=0⃗\vec v(t_0) = \vec 0 est appelé point stationnaire : la méthode ne donne pas de tangente, et l'on se contente de placer ce point sur la figure (leçons 3 et 4).

Lien avec les fonctions. Pour la courbe de ff (x=tx = t, y=f(t)y = f(t)), le vecteur dérivé est v⃗(t) (1 ;f′(t))\vec v(t)\,\big(1\,;f'(t)\big) : on retrouve la tangente de coefficient directeur f′(t)f'(t).

Exemple 3 (l'échelle). Pour le point M(2cos⁡t ;sin⁡t)M(2\cos t\,;\sin t) de l'échelle, v⃗(t) (−2sin⁡t ;cos⁡t)\vec v(t)\,(-2\sin t\,;\cos t). En t0=π4t_0 = \frac{\pi}{4} : M0(2 ;22)M_0\left(\sqrt2\,;\frac{\sqrt2}{2}\right) et v⃗(−2 ;22)\vec v\left(-\sqrt2\,;\frac{\sqrt2}{2}\right), colinéaire à (−2 ;1)(-2\,;1). La tangente a pour équation 1×(x−2)+2(y−22)=01 \times \big(x - \sqrt2\big) + 2\left(y - \frac{\sqrt2}{2}\right) = 0, soit x+2y−22=0x + 2y - 2\sqrt2 = 0.

Exemple 4 (le cercle). Pour x=Rcos⁡tx = R\cos t, y=Rsin⁡ty = R\sin t : v⃗(t) (−Rsin⁡t ;Rcos⁡t)\vec v(t)\,(-R\sin t\,;R\cos t), et OM→⋅v⃗(t)=−R2cos⁡tsin⁡t+R2sin⁡tcos⁡t=0\overrightarrow{OM} \cdot \vec v(t) = -R^2\cos t\sin t + R^2\sin t\cos t = 0. On retrouve que la tangente au cercle est perpendiculaire au rayon.

Exemple 5 (tangentes horizontales et verticales). Soit Γ:x(t)=t2−2t\Gamma : x(t) = t^2 - 2t, y(t)=t2+2ty(t) = t^2 + 2t, t∈Rt \in \mathbb{R}. Alors v⃗(t) (2t−2 ;2t+2)\vec v(t)\,(2t - 2\,;2t + 2), qui n'est jamais nul (2t−22t - 2 et 2t+22t + 2 ne s'annulent pas pour la même valeur).

  • y′(t)=0y'(t) = 0 pour t=−1t = -1 : tangente horizontale au point (3 ;−1)(3\,;-1).
  • x′(t)=0x'(t) = 0 pour t=1t = 1 : tangente verticale au point (−1 ;3)(-1\,;3).
  • En t=0t = 0, au point OO : v⃗(0) (−2 ;2)\vec v(0)\,(-2\,;2), tangente d'équation y=−xy = -x.

Leçon 2 : Vitesse et accélération

Voir la vidéo de la leçon 2

2.1 Interprétation cinématique

Quand le paramètre tt est le temps, M(t)M(t) est la position d'un point mobile à l'instant tt, et la courbe est sa trajectoire.

  • Le vecteur dérivé v⃗(t) (x′(t) ;y′(t))\vec v(t)\,\big(x'(t)\,;y'(t)\big) est le vecteur vitesse à l'instant tt. S'il n'est pas nul, il est tangent à la trajectoire et indique le sens du mouvement.
  • Sa norme ∥v⃗(t)∥=x′(t)2+y′(t)2\|\vec v(t)\| = \sqrt{x'(t)^2 + y'(t)^2} est la vitesse (scalaire) du point.
  • Si xx et yy sont deux fois dérivables, le vecteur accélération est a⃗(t) (x′′(t) ;y′′(t))\vec a(t)\,\big(x''(t)\,;y''(t)\big) : c'est le vecteur dérivé du vecteur vitesse.

2.2 Étude du mouvement

Théorème 2. Pour tout tt : (∥v⃗(t)∥2)′=2 v⃗(t)⋅a⃗(t)\big(\|\vec v(t)\|^2\big)' = 2\,\vec v(t) \cdot \vec a(t). Par conséquent :

  • le mouvement est uniforme (vitesse constante) sur un intervalle si et seulement si v⃗(t)⋅a⃗(t)=0\vec v(t) \cdot \vec a(t) = 0 pour tout tt de cet intervalle ;
  • il est accéléré (la vitesse augmente) là où v⃗(t)⋅a⃗(t)>0\vec v(t) \cdot \vec a(t) > 0, et retardé (la vitesse diminue) là où v⃗(t)⋅a⃗(t)<0\vec v(t) \cdot \vec a(t) < 0.

Démonstration. ∥v⃗(t)∥2=x′(t)2+y′(t)2\|\vec v(t)\|^2 = x'(t)^2 + y'(t)^2 a pour dérivée 2x′(t)x′′(t)+2y′(t)y′′(t)=2 v⃗(t)⋅a⃗(t)2x'(t)x''(t) + 2y'(t)y''(t) = 2\,\vec v(t) \cdot \vec a(t). Comme la vitesse est positive, elle varie dans le même sens que son carré.

Étudier un mouvement, c'est donc : déterminer la trajectoire (équation cartésienne), calculer v⃗(t)\vec v(t), ∥v⃗(t)∥\|\vec v(t)\| et a⃗(t)\vec a(t), puis préciser les phases où le mouvement est uniforme, accéléré ou retardé.

2.3 Deux mouvements de référence

Exemple 6 (mouvement circulaire uniforme). x(t)=Rcos⁡(ωt)x(t) = R\cos(\omega t), y(t)=Rsin⁡(ωt)y(t) = R\sin(\omega t), avec R>0R > 0 et ω>0\omega > 0.

  • Trajectoire : le cercle de centre OO et de rayon RR.
  • v⃗(t) (−Rωsin⁡(ωt) ;Rωcos⁡(ωt))\vec v(t)\,\big(-R\omega\sin(\omega t)\,;R\omega\cos(\omega t)\big) et ∥v⃗(t)∥=Rω\|\vec v(t)\| = R\omega : le mouvement est uniforme.
  • a⃗(t) (−Rω2cos⁡(ωt) ;−Rω2sin⁡(ωt))\vec a(t)\,\big(-R\omega^2\cos(\omega t)\,;-R\omega^2\sin(\omega t)\big), c'est-à-dire a⃗(t)=−ω2 OM→(t)\vec a(t) = -\omega^2\,\overrightarrow{OM}(t) : l'accélération est dirigée vers le centre, de norme Rω2R\omega^2. On vérifie que v⃗⋅a⃗=0\vec v \cdot \vec a = 0.

Exemple 7 (un ballon lancé, modèle simplifié). Les unités sont choisies pour que les calculs soient simples : x(t)=2tx(t) = 2t, y(t)=4t−t2y(t) = 4t - t^2, pour t∈[0 ;4]t \in [0\,;4].

  • Trajectoire. t=x2t = \dfrac{x}{2}, donc y=2x−x24y = 2x - \dfrac{x^2}{4} : un arc de parabole, de OO (à t=0t = 0) au point (8 ;0)(8\,;0) (à t=4t = 4).
  • Vitesse. v⃗(t) (2 ;4−2t)\vec v(t)\,(2\,;4 - 2t) ; à t=0t = 0, v⃗(0) (2 ;4)\vec v(0)\,(2\,;4) et la vitesse vaut 20=25\sqrt{20} = 2\sqrt5.
  • Sommet. y′(t)=0y'(t) = 0 pour t=2t = 2 : au point (4 ;4)(4\,;4), v⃗(2) (2 ;0)\vec v(2)\,(2\,;0), la tangente est horizontale et la vitesse vaut 22.
  • Accélération. a⃗(t) (0 ;−2)\vec a(t)\,(0\,;-2) : constante, verticale, dirigée vers le bas, comme la pesanteur.
  • Mouvement. v⃗(t)⋅a⃗(t)=−2(4−2t)=4t−8\vec v(t) \cdot \vec a(t) = -2(4 - 2t) = 4t - 8 : le mouvement est retardé pour t∈[0 ;2[t \in [0\,;2[ (le ballon monte et ralentit), puis accéléré pour t∈ ]2 ;4]t \in \,]2\,;4]. La vitesse est minimale au sommet.

Leçon 3 : Représenter une courbe paramétrée

Voir la vidéo de la leçon 3

3.1 La méthode

Pour représenter une courbe paramétrée (compétence exigible) :

  1. Réduire l'intervalle d'étude, grâce à la périodicité et aux symétries.
  2. Étudier les variations de xx et de yy en même temps, dans un tableau de variations conjoint.
  3. Placer les points remarquables : points à tangente horizontale (y′=0y' = 0) ou verticale (x′=0x' = 0), points stationnaires (v⃗=0⃗\vec v = \vec 0), points d'intersection avec les axes, et quelques tangentes.
  4. Tracer l'arc étudié, puis compléter la courbe par les symétries.

Symétries usuelles. Si, pour tout tt de l'intervalle (symétrique) :

Relation Propriété de la courbe
x(t+T)=x(t)x(t + T) = x(t) et y(t+T)=y(t)y(t + T) = y(t) on étudie sur un intervalle de longueur TT
x(−t)=x(t)x(-t) = x(t) et y(−t)=−y(t)y(-t) = -y(t) M(−t)M(-t) et M(t)M(t) sont symétriques par rapport à l'axe (Ox)(Ox)
x(−t)=−x(t)x(-t) = -x(t) et y(−t)=y(t)y(-t) = y(t) M(−t)M(-t) et M(t)M(t) sont symétriques par rapport à l'axe (Oy)(Oy)
x(−t)=−x(t)x(-t) = -x(t) et y(−t)=−y(t)y(-t) = -y(t) M(−t)M(-t) et M(t)M(t) sont symétriques par rapport à OO

On utilise de la même façon des relations entre tt et k−tk - t (par exemple π−t\pi - t) : si M(k−t)M(k - t) se déduit de M(t)M(t) par une symétrie, il suffit d'étudier la courbe pour t≥k2t \geq \frac{k}{2} (ou t≤k2t \leq \frac{k}{2}).

L'étude des branches infinies est hors programme : les courbes étudiées ici restent bornées, ou l'on se contente de leur allure.

3.2 Exemple : l'astroïde

Soit a>0a > 0. L'astroïde est la courbe Γ\Gamma définie par x(t)=acos⁡3t,y(t)=asin⁡3t,t∈R.x(t) = a\cos^3 t, \qquad y(t) = a\sin^3 t, \qquad t \in \mathbb{R}.

Réduction.

  • xx et yy sont 2π2\pi-périodiques : on étudie sur [−π ;π][-\pi\,;\pi].
  • x(−t)=x(t)x(-t) = x(t) et y(−t)=−y(t)y(-t) = -y(t) : symétrie par rapport à (Ox)(Ox). On étudie sur [0 ;π][0\,;\pi].
  • x(π−t)=a(−cos⁡t)3=−x(t)x(\pi - t) = a(-\cos t)^3 = -x(t) et y(π−t)=y(t)y(\pi - t) = y(t) : symétrie par rapport à (Oy)(Oy). On étudie sur [0 ;π2]\left[0\,;\frac{\pi}{2}\right].
  • (De plus, x(π2−t)=y(t)x\left(\frac{\pi}{2} - t\right) = y(t) et y(π2−t)=x(t)y\left(\frac{\pi}{2} - t\right) = x(t) : la courbe est aussi symétrique par rapport à la droite y=xy = x.)

Variations. x′(t)=−3acos⁡2tsin⁡tx'(t) = -3a\cos^2 t\sin t et y′(t)=3asin⁡2tcos⁡ty'(t) = 3a\sin^2 t\cos t. Sur [0 ;π2]\left[0\,;\frac{\pi}{2}\right], sin⁡t≥0\sin t \geq 0 et cos⁡t≥0\cos t \geq 0 : x′≤0x' \leq 0 et y′≥0y' \geq 0.

tt 00 π4\frac{\pi}{4} π2\frac{\pi}{2}
x′(t)x'(t) 00 −- −3a24-\frac{3a\sqrt2}{4} −- 00
x(t)x(t) aa ↘\searrow a24\frac{a\sqrt2}{4} ↘\searrow 00
y′(t)y'(t) 00 ++ 3a24\frac{3a\sqrt2}{4} ++ 00
y(t)y(t) 00 ↗\nearrow a24\frac{a\sqrt2}{4} ↗\nearrow aa

Points remarquables.

  • En t=0t = 0 et t=π2t = \frac{\pi}{2}, v⃗=0⃗\vec v = \vec 0 : les points A(a ;0)A(a\,;0) et B(0 ;a)B(0\,;a) sont stationnaires. On ne cherche pas de tangente en ces points (programme) ; la figure y montre une pointe.
  • Pour 0<t<π20 < t < \frac{\pi}{2} : v⃗(t)=3asin⁡tcos⁡t (−cos⁡t ;sin⁡t)\vec v(t) = 3a\sin t\cos t\,(-\cos t\,;\sin t), avec 3asin⁡tcos⁡t>03a\sin t\cos t > 0. La tangente en M(t)M(t) est dirigée par w⃗(t) (−cos⁡t ;sin⁡t)\vec w(t)\,(-\cos t\,;\sin t).
  • En t=π4t = \frac{\pi}{4} : M(a24 ;a24)M\left(\frac{a\sqrt2}{4}\,;\frac{a\sqrt2}{4}\right), tangente dirigée par (−1 ;1)(-1\,;1), de coefficient directeur −1-1.

Tracé. L'arc de AA à BB est tracé grâce au tableau ; les symétries par rapport à (Oy)(Oy) puis à (Ox)(Ox) donnent la courbe entière, qui a quatre pointes : (a ;0)(a\,;0), (0 ;a)(0\,;a), (−a ;0)(-a\,;0) et (0 ;−a)(0\,;-a).

Remarque (équation cartésienne). Pour x≥0x \geq 0 et y≥0y \geq 0, (xa)2/3+(ya)2/3=cos⁡2t+sin⁡2t=1\left(\frac{x}{a}\right)^{2/3} + \left(\frac{y}{a}\right)^{2/3} = \cos^2 t + \sin^2 t = 1.

3.3 L'astroïde et l'échelle

Exemple 8. Pour 0<t<π20 < t < \frac{\pi}{2}, la tangente en M(t)M(t) passe par M(t)M(t) et est dirigée par (−cos⁡t ;sin⁡t)(-\cos t\,;\sin t) ; son équation est sin⁡t (x−acos⁡3t)+cos⁡t (y−asin⁡3t)=0,soitxsin⁡t+ycos⁡t=asin⁡tcos⁡t (cos⁡2t+sin⁡2t)=asin⁡tcos⁡t.\sin t\,\big(x - a\cos^3 t\big) + \cos t\,\big(y - a\sin^3 t\big) = 0, \quad\text{soit}\quad x\sin t + y\cos t = a\sin t\cos t\,\big(\cos^2 t + \sin^2 t\big) = a\sin t\cos t. Elle coupe l'axe des abscisses en P(acos⁡t ;0)P(a\cos t\,;0) et l'axe des ordonnées en Q(0 ;asin⁡t)Q(0\,;a\sin t), et PQ=a2cos⁡2t+a2sin⁡2t=aPQ = \sqrt{a^2\cos^2 t + a^2\sin^2 t} = a. Le segment [PQ][PQ] découpé par la tangente a toujours la longueur aa : c'est l'échelle de la leçon 1 (avec a=3a = 3). Quand l'échelle glisse, elle reste tangente à l'astroïde.

Leçon 4 : La cycloïde

Voir la vidéo de la leçon 4

4.1 La roue qui roule

Une roue de rayon a>0a > 0 roule sans glisser sur l'axe des abscisses, vers la droite. On suit un point MM du bord de la roue, qui est en OO au départ. Quand la roue a tourné d'un angle tt (en radians), elle a avancé de la longueur de l'arc déroulé, soit atat : son centre est en C(at ;a)C(at\,;a).

Au départ, le vecteur CM→\overrightarrow{CM} est dirigé vers le bas ; la roue tourne dans le sens indirect, donc CM→\overrightarrow{CM} fait avec i⃗\vec i l'angle −π2−t-\frac{\pi}{2} - t : CM→=acos⁡(−π2−t)i⃗+asin⁡(−π2−t)j⃗=−asin⁡t i⃗−acos⁡t j⃗.\overrightarrow{CM} = a\cos\left(-\tfrac{\pi}{2} - t\right)\vec i + a\sin\left(-\tfrac{\pi}{2} - t\right)\vec j = -a\sin t\,\vec i - a\cos t\,\vec j. Avec OM→=OC→+CM→\overrightarrow{OM} = \overrightarrow{OC} + \overrightarrow{CM}, on obtient la cycloïde : x(t)=a(t−sin⁡t),y(t)=a(1−cos⁡t),t∈R.x(t) = a(t - \sin t), \qquad y(t) = a(1 - \cos t), \qquad t \in \mathbb{R}.

Remarque sur le texte du programme. Le programme imprime « y(t)=a(t−cos⁡t)y(t) = a(t - \cos t) ». Avec cette formule, y(0)=−ay(0) = -a : le point ne partirait pas du sol, et la courbe ne serait pas celle d'un point de la roue. Il s'agit d'une coquille pour a(1−cos⁡t)a(1 - \cos t), la formule obtenue ci-dessus.

4.2 Étude d'une arche

Réduction.

  • x(t+2π)=x(t)+2πax(t + 2\pi) = x(t) + 2\pi a et y(t+2π)=y(t)y(t + 2\pi) = y(t) : M(t+2π)M(t + 2\pi) est l'image de M(t)M(t) par la translation de vecteur 2πa i⃗2\pi a\,\vec i. On étudie une arche, pour t∈[0 ;2π]t \in [0\,;2\pi], puis on la reproduit par translation.
  • x(2π−t)=2πa−x(t)x(2\pi - t) = 2\pi a - x(t) et y(2π−t)=y(t)y(2\pi - t) = y(t) : M(2π−t)M(2\pi - t) est le symétrique de M(t)M(t) par rapport à la droite d'équation x=πax = \pi a. On étudie sur [0 ;π][0\,;\pi].

Variations. x′(t)=a(1−cos⁡t)≥0x'(t) = a(1 - \cos t) \geq 0 et y′(t)=asin⁡ty'(t) = a\sin t, positif sur [0 ;π][0\,;\pi].

tt 00 π2\frac{\pi}{2} π\pi
x′(t)x'(t) 00 ++ aa ++ 2a2a
x(t)x(t) 00 ↗\nearrow a(π2−1)a\left(\frac{\pi}{2} - 1\right) ↗\nearrow πa\pi a
y′(t)y'(t) 00 ++ aa ++ 00
y(t)y(t) 00 ↗\nearrow aa ↗\nearrow 2a2a

Points remarquables.

  • v⃗(t)=0⃗\vec v(t) = \vec 0 si et seulement si cos⁡t=1\cos t = 1 et sin⁡t=0\sin t = 0, c'est-à-dire t=2kπt = 2k\pi : les points (2kπa ;0)(2k\pi a\,;0), où le point touche le sol, sont stationnaires ; la figure y montre des pointes.
  • En t=πt = \pi : le sommet de l'arche (πa ;2a)(\pi a\,;2a), avec v⃗(π) (2a ;0)\vec v(\pi)\,(2a\,;0) : tangente horizontale.
  • En t=π2t = \frac{\pi}{2} : le point (a(π2−1) ;a)\left(a\left(\frac{\pi}{2} - 1\right)\,;a\right), avec v⃗ (a ;a)\vec v\,(a\,;a) : tangente de coefficient directeur 11.

Une arche a pour largeur 2πa2\pi a (le périmètre de la roue) et pour hauteur 2a2a (le diamètre).

4.3 Vitesse, accélération, tangente

Prenons le temps comme paramètre : la roue tourne d'un radian par unité de temps, et son centre C(at ;a)C(at\,;a) avance à la vitesse aa.

Vitesse. Avec 1−cos⁡t=2sin⁡2t21 - \cos t = 2\sin^2\frac{t}{2} et sin⁡t=2sin⁡t2cos⁡t2\sin t = 2\sin\frac{t}{2}\cos\frac{t}{2} : v⃗(t)=2asin⁡t2 (sin⁡t2 ;cos⁡t2),∥v⃗(t)∥=2a∣sin⁡t2∣.\vec v(t) = 2a\sin\tfrac{t}{2}\,\left(\sin\tfrac{t}{2}\,;\cos\tfrac{t}{2}\right), \qquad \|\vec v(t)\| = 2a\left|\sin\tfrac{t}{2}\right|. Le point de la roue qui touche le sol est immobile à cet instant (t=2kπt = 2k\pi) ; le point le plus haut (t=πt = \pi) va deux fois plus vite que le centre.

Accélération. a⃗(t) (asin⁡t ;acos⁡t)\vec a(t)\,(a\sin t\,;a\cos t), c'est-à-dire a⃗(t)=MC→\vec a(t) = \overrightarrow{MC} : l'accélération est dirigée vers le centre de la roue, et sa norme vaut aa.

Théorème 3 (tangente à la cycloïde). Pour t∈ ]0 ;2π[t \in \,]0\,;2\pi[, la tangente en M(t)M(t) passe par le point le plus haut de la roue, T(at ;2a)T(at\,;2a), et la normale (la perpendiculaire à la tangente en MM) passe par le point de contact K(at ;0)K(at\,;0).

Démonstration. MT→ (asin⁡t ;a+acos⁡t)=2acos⁡t2(sin⁡t2 ;cos⁡t2)\overrightarrow{MT}\,(a\sin t\,;a + a\cos t) = 2a\cos\frac{t}{2}\left(\sin\frac{t}{2}\,;\cos\frac{t}{2}\right) est colinéaire à v⃗(t)\vec v(t), qui n'est pas nul. Et MK→ (asin⁡t ;−a+acos⁡t)\overrightarrow{MK}\,(a\sin t\,;-a + a\cos t) vérifie MK→⋅v⃗(t)=a2sin⁡t(1−cos⁡t)−a2sin⁡t(1−cos⁡t)=0\overrightarrow{MK} \cdot \vec v(t) = a^2\sin t(1 - \cos t) - a^2\sin t(1 - \cos t) = 0.

C'est une construction de la tangente : on dessine la roue dans la position où elle passe par MM, et l'on joint MM au sommet de la roue.

Exemple 9. Pour a=1a = 1 et t=2π3t = \frac{2\pi}{3} : M(2π3−32 ;32)M\left(\frac{2\pi}{3} - \frac{\sqrt3}{2}\,;\frac32\right), v⃗(32 ;32)\vec v\left(\frac32\,;\frac{\sqrt3}{2}\right), de norme 3=2sin⁡π3\sqrt3 = 2\sin\frac{\pi}{3}. Le sommet de la roue est T(2π3 ;2)T\left(\frac{2\pi}{3}\,;2\right) et MT→(32 ;12)=13 v⃗\overrightarrow{MT}\left(\frac{\sqrt3}{2}\,;\frac12\right) = \frac{1}{\sqrt3}\,\vec v : TT est bien sur la tangente.

Leçon 5 : Coniques, foyer et directrice ; la parabole

Voir la vidéo de la leçon 5

5.1 Définition

Soit DD une droite, FF un point qui n'est pas sur DD, et ee un réel strictement positif. Pour tout point MM, on note HH son projeté orthogonal sur DD.

Définition. La conique de foyer FF, de directrice DD et d'excentricité ee est l'ensemble des points MM tels que MFMH=e,c’est-aˋ-direMF=e×MH.\frac{MF}{MH} = e, \qquad\text{c'est-à-dire}\qquad MF = e \times MH. C'est la ligne de niveau ee de la fonction M⟼MFMHM \longmapsto \dfrac{MF}{MH}, comme le demande le programme. C'est une ellipse si e<1e < 1, une parabole si e=1e = 1, une hyperbole si e>1e > 1.

Aucun point de DD n'est sur la conique : si M∈DM \in D, alors MH=0MH = 0, et MF=0MF = 0 donnerait M=FM = F, qui n'est pas sur DD.

5.2 Axe focal et sommets

La droite Δ\Delta passant par FF et perpendiculaire à DD est l'axe focal. La réflexion d'axe Δ\Delta laisse FF en place et transforme DD en elle-même ; comme elle conserve les distances, elle transforme la conique en elle-même : Δ\Delta est un axe de symétrie de la conique.

Les points de la conique situés sur Δ\Delta sont ses sommets (sur l'axe focal).

Théorème 4. Soit KK le projeté orthogonal de FF sur DD.

  • Le barycentre S=bar{(F,1),(K,e)}S = \mathrm{bar}\{(F, 1), (K, e)\} est un sommet de la conique.
  • Si e≠1e \neq 1, le barycentre S′=bar{(F,1),(K,−e)}S' = \mathrm{bar}\{(F, 1), (K, -e)\} est un second sommet.
  • Il n'y en a pas d'autre sur Δ\Delta.

Démonstration. Pour M∈ΔM \in \Delta, le projeté de MM sur DD est KK. Alors MF=e MKMF = e\,MK équivaut à MF→2−e2 MK→2=0\overrightarrow{MF}^2 - e^2\,\overrightarrow{MK}^2 = 0, soit (MF→+eMK→)⋅(MF→−eMK→)=0\big(\overrightarrow{MF} + e\overrightarrow{MK}\big) \cdot \big(\overrightarrow{MF} - e\overrightarrow{MK}\big) = 0. Ces deux vecteurs sont dirigés par Δ\Delta, donc colinéaires : leur produit scalaire est nul si et seulement si l'un d'eux est nul. Or MF→+eMK→=0⃗\overrightarrow{MF} + e\overrightarrow{MK} = \vec 0 signifie M=SM = S, et MF→−eMK→=0⃗\overrightarrow{MF} - e\overrightarrow{MK} = \vec 0 signifie M=S′M = S' (barycentre qui existe si 1−e≠01 - e \neq 0).

Pour une parabole (e=1e = 1), le seul sommet est le milieu de [FK][FK].

5.3 La parabole : équation réduite

Soit une parabole de foyer FF et de directrice DD, et p=FKp = FK la distance du foyer à la directrice (p>0p > 0 est le paramètre). On choisit le repère orthonormé d'origine le sommet SS (milieu de [KF][KF]), d'axe des abscisses Δ\Delta orienté de KK vers FF. Alors F(p2 ;0),D:x=−p2.F\left(\tfrac{p}{2}\,;0\right), \qquad D : x = -\tfrac{p}{2}.

Théorème 5. Dans ce repère, la parabole a pour équation y2=2pxy^2 = 2px. Réciproquement, pour p>0p > 0, la courbe d'équation y2=2pxy^2 = 2px est la parabole de foyer F(p2 ;0)F\left(\frac{p}{2}\,;0\right) et de directrice D:x=−p2D : x = -\frac{p}{2}.

Démonstration. Pour M(x ;y)M(x\,;y), H(−p2 ;y)H\left(-\frac{p}{2}\,;y\right) et MH=∣x+p2∣MH = \left|x + \frac{p}{2}\right|. Alors MF=MH  ⟺  (x−p2)2+y2=(x+p2)2  ⟺  y2=2px,MF = MH \iff \left(x - \tfrac{p}{2}\right)^2 + y^2 = \left(x + \tfrac{p}{2}\right)^2 \iff y^2 = 2px, et chaque étape est une équivalence (les distances sont positives).

Propriétés. Tout point de la parabole vérifie x≥0x \geq 0 ; l'axe (Ox)(Ox) est son axe de symétrie ; le sommet est OO.

Équations paramétriques. x=t22px = \dfrac{t^2}{2p}, y=ty = t, t∈Rt \in \mathbb{R}.

Autres positions (toujours avec p>0p > 0) :

Équation Foyer Directrice La parabole est tournée vers
y2=2pxy^2 = 2px (p2 ;0)\left(\frac{p}{2}\,;0\right) x=−p2x = -\frac{p}{2} la droite
y2=−2pxy^2 = -2px (−p2 ;0)\left(-\frac{p}{2}\,;0\right) x=p2x = \frac{p}{2} la gauche
x2=2pyx^2 = 2py (0 ;p2)\left(0\,;\frac{p}{2}\right) y=−p2y = -\frac{p}{2} le haut
x2=−2pyx^2 = -2py (0 ;−p2)\left(0\,;-\frac{p}{2}\right) y=p2y = \frac{p}{2} le bas

Exemple 10 (la courbe de y=x2y = x^2). y=x2y = x^2 s'écrit x2=2×12×yx^2 = 2 \times \frac12 \times y : c'est la parabole de paramètre p=12p = \frac12, de foyer F(0 ;14)F\left(0\,;\frac14\right) et de directrice y=−14y = -\frac14. Contrôle : pour M(x ;x2)M(x\,;x^2), MF2=x2+(x2−14)2=(x2+14)2=MH2MF^2 = x^2 + \left(x^2 - \frac14\right)^2 = \left(x^2 + \frac14\right)^2 = MH^2. Plus généralement, la courbe de y=αx2y = \alpha x^2 (α≠0\alpha \neq 0) est une parabole de foyer (0 ;14α)\left(0\,;\frac{1}{4\alpha}\right) et de directrice y=−14αy = -\frac{1}{4\alpha}.

Exemple 11 (déterminer une équation). Parabole de foyer F(2 ;0)F(2\,;0) et de directrice D:x=−2D : x = -2. Ici p=4p = 4 et le sommet est OO : y2=8xy^2 = 8x. Le point M(2 ;4)M(2\,;4) en fait partie : MF=4MF = 4 et MH=2+2=4MH = 2 + 2 = 4.

Exemple 12 (une parabole hors de la position réduite). Foyer F(3 ;1)F(3\,;1), directrice D:x=−1D : x = -1. Pour M(x ;y)M(x\,;y) : (x−3)2+(y−1)2=(x+1)2(x - 3)^2 + (y - 1)^2 = (x + 1)^2, soit (y−1)2=8x−8=8(x−1)(y - 1)^2 = 8x - 8 = 8(x - 1). C'est la parabole de sommet S(1 ;1)S(1\,;1) (milieu de [FK][FK] avec K(−1 ;1)K(-1\,;1)), de paramètre p=4p = 4, tournée vers la droite.

Leçon 6 : L'ellipse

Voir la vidéo de la leçon 6

6.1 Équation réduite d'une conique d'excentricité e≠1e \neq 1

Théorème 6. Soit une conique de foyer FF, de directrice DD et d'excentricité e≠1e \neq 1, et d=FKd = FK la distance de FF à DD. On pose a=e d∣1−e2∣etc=e a.a = \frac{e\,d}{|1 - e^2|} \qquad\text{et}\qquad c = e\,a. Il existe un repère orthonormé, d'axe des abscisses l'axe focal, dans lequel F(c ;0)F(c\,;0) et D:x=aeD : x = \dfrac{a}{e}. Dans ce repère, la conique a pour équation x2a2+y2a2(1−e2)=1.\frac{x^2}{a^2} + \frac{y^2}{a^2(1 - e^2)} = 1.

Démonstration. Les nombres c=eac = ea et ae\frac{a}{e} diffèrent de ∣ae−ea∣=a ∣1−e2∣e=d\left|\frac{a}{e} - ea\right| = \frac{a\,|1 - e^2|}{e} = d : on peut donc placer l'origine OO sur Δ\Delta de façon que FF ait pour abscisse cc et KK pour abscisse ae\frac{a}{e}. Pour M(x ;y)M(x\,;y), MH=∣x−ae∣MH = \left|x - \frac{a}{e}\right| et MF2=e2 MH2  ⟺  (x−ea)2+y2=e2(x−ae)2  ⟺  x2−2eax+e2a2+y2=e2x2−2eax+a2,MF^2 = e^2\,MH^2 \iff (x - ea)^2 + y^2 = e^2\left(x - \tfrac{a}{e}\right)^2 \iff x^2 - 2eax + e^2a^2 + y^2 = e^2x^2 - 2eax + a^2, soit (1−e2) x2+y2=a2(1−e2)(1 - e^2)\,x^2 + y^2 = a^2(1 - e^2). On divise par a2(1−e2)a^2(1 - e^2), qui n'est pas nul.

L'équation ne change pas quand on remplace xx par −x-x, ou yy par −y-y : les axes du repère sont des axes de symétrie et OO est un centre de symétrie de la conique. Par la symétrie d'axe (Oy)(Oy), le point F′(−c ;0)F'(-c\,;0) et la droite D′:x=−aeD' : x = -\frac{a}{e} sont un second foyer et une seconde directrice de la même conique. Les sommets sur l'axe focal sont (a ;0)(a\,;0) et (−a ;0)(-a\,;0).

6.2 L'ellipse (e<1e < 1) et ses éléments

Si e<1e < 1, on pose b=a1−e2b = a\sqrt{1 - e^2} : alors 0<b<a0 < b < a, b2=a2−c2b^2 = a^2 - c^2, et l'équation réduite est x2a2+y2b2=1.\frac{x^2}{a^2} + \frac{y^2}{b^2} = 1.

Élément Valeur
Centre OO
Sommets A(a ;0)A(a\,;0), A′(−a ;0)A'(-a\,;0) sur le grand axe (longueur 2a2a) ; B(0 ;b)B(0\,;b), B′(0 ;−b)B'(0\,;-b) sur le petit axe (longueur 2b2b)
Foyers F(c ;0)F(c\,;0) et F′(−c ;0)F'(-c\,;0), avec c=a2−b2c = \sqrt{a^2 - b^2}
Excentricité e=cae = \dfrac{c}{a}
Directrices D:x=a2cD : x = \dfrac{a^2}{c} et D′:x=−a2cD' : x = -\dfrac{a^2}{c}

Tout point de l'ellipse vérifie −a≤x≤a-a \leq x \leq a et −b≤y≤b-b \leq y \leq b : l'ellipse est dans le rectangle de centre OO et de côtés 2a2a et 2b2b.

Réciproquement, si a>b>0a > b > 0, la courbe d'équation x2a2+y2b2=1\frac{x^2}{a^2} + \frac{y^2}{b^2} = 1 est l'ellipse de foyer F(c ;0)F(c\,;0), de directrice x=a2cx = \frac{a^2}{c} et d'excentricité ca\frac{c}{a}, avec c=a2−b2c = \sqrt{a^2 - b^2} (on remonte le calcul).

Si b>ab > a, les rôles des axes sont échangés : le grand axe est porté par (Oy)(Oy), les foyers sont (0 ;±c)(0\,;\pm c) avec c=b2−a2c = \sqrt{b^2 - a^2}, l'excentricité vaut cb\frac{c}{b} et les directrices ont pour équations y=±b2cy = \pm\frac{b^2}{c}.

Si a=ba = b, c'est le cercle de centre OO et de rayon aa (c=0c = 0) : il n'a ni foyer ni directrice au sens de la leçon 5.

Exemple 13 (de la définition à l'équation). Foyer F(1 ;0)F(1\,;0), directrice D:x=4D : x = 4, excentricité e=12e = \frac12. Pour M(x ;y)M(x\,;y) : MF2=14 MH2  ⟺  (x−1)2+y2=14(x−4)2  ⟺  4x2−8x+4+4y2=x2−8x+16  ⟺  3x2+4y2=12,MF^2 = \tfrac14\,MH^2 \iff (x - 1)^2 + y^2 = \tfrac14(x - 4)^2 \iff 4x^2 - 8x + 4 + 4y^2 = x^2 - 8x + 16 \iff 3x^2 + 4y^2 = 12, soit x24+y23=1\dfrac{x^2}{4} + \dfrac{y^2}{3} = 1. C'est l'ellipse de centre OO, avec a=2a = 2, b=3b = \sqrt3, c=1c = 1 : on retrouve e=ca=12e = \frac{c}{a} = \frac12 et la directrice x=a2c=4x = \frac{a^2}{c} = 4. Sommets (±2 ;0)(\pm2\,;0) et (0 ;±3)\big(0\,;\pm\sqrt3\big), second foyer F′(−1 ;0)F'(-1\,;0), seconde directrice x=−4x = -4.

6.3 Définition bifocale

Théorème 7.

  1. Pour tout point M(x ;y)M(x\,;y) de l'ellipse : MF=a−exMF = a - ex, MF′=a+exMF' = a + ex, donc MF+MF′=2aMF + MF' = 2a.
  2. Réciproquement, si FF et F′F' sont deux points tels que FF′=2cFF' = 2c et si a>ca > c, l'ensemble des points MM tels que MF+MF′=2aMF + MF' = 2a est l'ellipse de foyers FF et F′F' et de grand axe 2a2a.

Démonstration.

  1. Comme ∣x∣≤a<ae|x| \leq a < \frac{a}{e} : MF=e MH=e(ae−x)=a−exMF = e\,MH = e\left(\frac{a}{e} - x\right) = a - ex. De même, avec F′F' et D′D' : MF′=e(x+ae)=a+exMF' = e\left(x + \frac{a}{e}\right) = a + ex.
  2. Dans le repère où F(c ;0)F(c\,;0) et F′(−c ;0)F'(-c\,;0), on pose e=cae = \frac{c}{a} et b2=a2−c2b^2 = a^2 - c^2. Si MF+MF′=2aMF + MF' = 2a : MF′2−MF2=(x+c)2−(x−c)2=4cxMF'^2 - MF^2 = (x + c)^2 - (x - c)^2 = 4cx, donc MF′−MF=4cx2a=2exMF' - MF = \frac{4cx}{2a} = 2ex, d'où MF=a−exMF = a - ex. En élevant au carré : (x−c)2+y2=a2−2cx+e2x2(x - c)^2 + y^2 = a^2 - 2cx + e^2x^2, soit (1−e2)x2+y2=a2−c2=b2(1 - e^2)x^2 + y^2 = a^2 - c^2 = b^2, c'est-à-dire x2a2+y2b2=1\frac{x^2}{a^2} + \frac{y^2}{b^2} = 1.

La méthode du jardinier. Pour tracer une ellipse sur le sol, on plante deux piquets en FF et F′F', on y attache les deux bouts d'une corde de longueur 2a2a, et l'on fait le tour en gardant la corde tendue avec un crayon : la pointe décrit l'ellipse.

Exemple 14. Pour l'ellipse x24+y23=1\frac{x^2}{4} + \frac{y^2}{3} = 1 (a=2a = 2, c=1c = 1, e=12e = \frac12), le point M(1 ;32)M\left(1\,;\frac32\right) vérifie MF=2−12=32MF = 2 - \frac12 = \frac32 et MF′=2+12=52MF' = 2 + \frac12 = \frac52 : leur somme vaut 4=2a4 = 2a.

6.4 Le cercle et l'ellipse : affinité orthogonale

Définition. Soit Δ\Delta une droite et kk un réel non nul. L'affinité orthogonale d'axe Δ\Delta et de rapport kk associe à tout point MM le point M′M' tel que HM′→=k HM→\overrightarrow{HM'} = k\,\overrightarrow{HM}, où HH est le projeté orthogonal de MM sur Δ\Delta. Si Δ\Delta est l'axe des abscisses, son expression analytique est x′=xx' = x, y′=kyy' = ky : c'est une application affine (chapitre 11).

Théorème 8. Soit a>0a > 0 et b>0b > 0. L'image du cercle C\mathcal{C} de centre OO et de rayon aa par l'affinité orthogonale d'axe (Ox)(Ox) et de rapport ba\frac{b}{a} est l'ellipse d'équation x2a2+y2b2=1\frac{x^2}{a^2} + \frac{y^2}{b^2} = 1.

Démonstration. M′(x′ ;y′)M'(x'\,;y') est l'image de M(x ;y)M(x\,;y) si et seulement si x=x′x = x' et y=aby′y = \frac{a}{b}y'. Alors M∈C  ⟺  x′2+a2b2y′2=a2  ⟺  x′2a2+y′2b2=1M \in \mathcal{C} \iff x'^2 + \frac{a^2}{b^2}y'^2 = a^2 \iff \frac{x'^2}{a^2} + \frac{y'^2}{b^2} = 1.

Le cercle C\mathcal{C} est le cercle principal de l'ellipse (si a>ba > b). Le chapitre 11 l'annonçait : l'application x′=xx' = x, y′=2yy' = 2y transforme le cercle de centre OO et de rayon 11 en l'ellipse x2+y24=1x^2 + \frac{y^2}{4} = 1.

Équations paramétriques. L'image du point (acos⁡t ;asin⁡t)(a\cos t\,;a\sin t) du cercle est (acos⁡t ;bsin⁡t)(a\cos t\,;b\sin t). L'ellipse x2a2+y2b2=1\frac{x^2}{a^2} + \frac{y^2}{b^2} = 1 a donc pour représentation paramétrique x=acos⁡t,y=bsin⁡t,t∈[0 ;2π[,x = a\cos t, \qquad y = b\sin t, \qquad t \in [0\,;2\pi[, et plus généralement x=x0+acos⁡tx = x_0 + a\cos t, y=y0+bsin⁡ty = y_0 + b\sin t représente l'ellipse de centre (x0 ;y0)(x_0\,;y_0), d'axes parallèles aux axes du repère.

Construction point par point (méthode des deux cercles). On trace les cercles de centre OO et de rayons aa et bb. Une demi-droite issue de OO, d'angle tt, les coupe en P(acos⁡t ;asin⁡t)P(a\cos t\,;a\sin t) et Q(bcos⁡t ;bsin⁡t)Q(b\cos t\,;b\sin t). Le point MM qui a l'abscisse de PP et l'ordonnée de QQ est le point de l'ellipse de paramètre tt.

Exemple 15 (retour à l'échelle). Le point M(2cos⁡t ;sin⁡t)M(2\cos t\,;\sin t) de la leçon 1 décrit un quart de l'ellipse x24+y2=1\frac{x^2}{4} + y^2 = 1 : a=2a = 2, b=1b = 1, c=3c = \sqrt3, e=32e = \frac{\sqrt3}{2}, foyers (±3 ;0)\big(\pm\sqrt3\,;0\big).

Leçon 7 : L'hyperbole

Voir la vidéo de la leçon 7

7.1 Équation réduite et éléments

Si e>1e > 1, on pose dans le théorème 6 b=ae2−1b = a\sqrt{e^2 - 1} : alors b2=c2−a2b^2 = c^2 - a^2, et l'équation réduite est x2a2−y2b2=1.\frac{x^2}{a^2} - \frac{y^2}{b^2} = 1.

Élément Valeur
Centre OO ; axes de symétrie (Ox)(Ox) et (Oy)(Oy)
Sommets A(a ;0)A(a\,;0) et A′(−a ;0)A'(-a\,;0) ; la courbe ne coupe pas (Oy)(Oy)
Foyers F(c ;0)F(c\,;0) et F′(−c ;0)F'(-c\,;0), avec c=a2+b2c = \sqrt{a^2 + b^2}
Excentricité e=cae = \dfrac{c}{a}
Directrices D:x=a2cD : x = \dfrac{a^2}{c} et D′:x=−a2cD' : x = -\dfrac{a^2}{c}
Asymptotes y=baxy = \dfrac{b}{a}x et y=−baxy = -\dfrac{b}{a}x

Comme x2a2=1+y2b2≥1\frac{x^2}{a^2} = 1 + \frac{y^2}{b^2} \geq 1, tout point vérifie x≥ax \geq a ou x≤−ax \leq -a : l'hyperbole a deux branches. Réciproquement, pour a>0a > 0 et b>0b > 0, la courbe d'équation x2a2−y2b2=1\frac{x^2}{a^2} - \frac{y^2}{b^2} = 1 est l'hyperbole de foyer (c ;0)(c\,;0), de directrice x=a2cx = \frac{a^2}{c} et d'excentricité ca\frac{c}{a}, avec c=a2+b2c = \sqrt{a^2 + b^2}. L'équation y2b2−x2a2=1\frac{y^2}{b^2} - \frac{x^2}{a^2} = 1 donne une hyperbole d'axe focal (Oy)(Oy), de foyers (0 ;±c)(0\,;\pm c).

Exemple 16. Foyer F(3 ;0)F(3\,;0), directrice D:x=43D : x = \frac43, excentricité e=32e = \frac32. Pour M(x ;y)M(x\,;y) : (x−3)2+y2=94(x−43)2  ⟺  x2−6x+9+y2=94x2−6x+4  ⟺  54x2−y2=5,(x - 3)^2 + y^2 = \tfrac94\left(x - \tfrac43\right)^2 \iff x^2 - 6x + 9 + y^2 = \tfrac94x^2 - 6x + 4 \iff \tfrac54x^2 - y^2 = 5, soit x24−y25=1\dfrac{x^2}{4} - \dfrac{y^2}{5} = 1 : a=2a = 2, b=5b = \sqrt5, c=3c = 3, e=32e = \frac32, directrices x=±a2c=±43x = \pm\frac{a^2}{c} = \pm\frac43, asymptotes y=±52xy = \pm\frac{\sqrt5}{2}x.

7.2 Les asymptotes

Théorème 9. Les droites d'équations y=baxy = \frac{b}{a}x et y=−baxy = -\frac{b}{a}x sont asymptotes à l'hyperbole.

Démonstration. Pour x≥ax \geq a, le point de la branche de droite situé au-dessus de (Ox)(Ox) a pour ordonnée y=bax2−a2y = \frac{b}{a}\sqrt{x^2 - a^2}, et bax−bax2−a2=ba⋅x2−(x2−a2)x+x2−a2=abx+x2−a2,\frac{b}{a}x - \frac{b}{a}\sqrt{x^2 - a^2} = \frac{b}{a} \cdot \frac{x^2 - (x^2 - a^2)}{x + \sqrt{x^2 - a^2}} = \frac{ab}{x + \sqrt{x^2 - a^2}}, qui tend vers 00 quand xx tend vers +∞+\infty (chapitre 1). La courbe se rapproche de la droite y=baxy = \frac{b}{a}x, en restant en dessous. Les autres cas s'en déduisent par les symétries.

Tracé. Les asymptotes sont les diagonales du rectangle de centre OO et de sommets (±a ;±b)(\pm a\,;\pm b). On trace ce rectangle, ses diagonales, puis les deux branches, qui passent par les sommets (±a ;0)(\pm a\,;0) et se rapprochent des diagonales.

Hyperbole équilatère. Si a=ba = b, les asymptotes y=xy = x et y=−xy = -x sont perpendiculaires ; alors c=a2c = a\sqrt2 et e=2e = \sqrt2.

7.3 Définition bifocale

Théorème 10.

  1. Pour tout point M(x ;y)M(x\,;y) de l'hyperbole : MF=∣ex−a∣MF = |ex - a| et MF′=∣ex+a∣MF' = |ex + a|, et ∣MF−MF′∣=2a|MF - MF'| = 2a.
  2. Réciproquement, si FF′=2cFF' = 2c et 0<a<c0 < a < c, l'ensemble des points MM tels que ∣MF−MF′∣=2a|MF - MF'| = 2a est l'hyperbole de foyers FF et F′F' et de sommets à la distance aa du centre.

Démonstration.

  1. MF=e MH=e∣x−ae∣=∣ex−a∣MF = e\,MH = e\left|x - \frac{a}{e}\right| = |ex - a| et de même MF′=∣ex+a∣MF' = |ex + a|. Sur la branche x≥ax \geq a : ex≥ea=c>aex \geq ea = c > a, donc MF=ex−aMF = ex - a, MF′=ex+aMF' = ex + a et MF′−MF=2aMF' - MF = 2a. Sur la branche x≤−ax \leq -a : MF=a−exMF = a - ex, MF′=−ex−aMF' = -ex - a et MF−MF′=2aMF - MF' = 2a.
  2. Comme pour l'ellipse : MF′2−MF2=4cxMF'^2 - MF^2 = 4cx. Si MF′−MF=2aMF' - MF = 2a, alors MF′+MF=2exMF' + MF = 2ex et MF=ex−aMF = ex - a ; si MF−MF′=2aMF - MF' = 2a, alors MF=a−exMF = a - ex. Dans les deux cas MF2=(ex−a)2MF^2 = (ex - a)^2, ce qui donne (e2−1)x2−y2=c2−a2=b2(e^2 - 1)x^2 - y^2 = c^2 - a^2 = b^2, soit x2a2−y2b2=1\frac{x^2}{a^2} - \frac{y^2}{b^2} = 1.

Exemple 17. Pour x24−y25=1\frac{x^2}{4} - \frac{y^2}{5} = 1 (a=2a = 2, c=3c = 3, e=32e = \frac32), le point M(3 ;52)M\left(3\,;\frac52\right) est sur la courbe (94−54=1\frac94 - \frac54 = 1) ; MF=32×3−2=52MF = \frac32 \times 3 - 2 = \frac52 et MF′=92+2=132MF' = \frac92 + 2 = \frac{13}{2} : la différence vaut 4=2a4 = 2a.

7.4 Équation de l'hyperbole rapportée à ses asymptotes

Théorème 11. Soit u⃗=1c(a i⃗+b j⃗)\vec u = \dfrac{1}{c}\big(a\,\vec i + b\,\vec j\big) et v⃗=1c(a i⃗−b j⃗)\vec v = \dfrac{1}{c}\big(a\,\vec i - b\,\vec j\big) : ce sont des vecteurs unitaires qui dirigent les deux asymptotes. Dans le repère (O ;u⃗,v⃗)(O\,;\vec u, \vec v), l'hyperbole x2a2−y2b2=1\frac{x^2}{a^2} - \frac{y^2}{b^2} = 1 a pour équation XY=c24.XY = \frac{c^2}{4}.

Démonstration. Si OM→=Xu⃗+Yv⃗\overrightarrow{OM} = X\vec u + Y\vec v, alors x=ac(X+Y)x = \frac{a}{c}(X + Y) et y=bc(X−Y)y = \frac{b}{c}(X - Y). Donc x2a2−y2b2=(X+Y)2−(X−Y)2c2=4XYc2\frac{x^2}{a^2} - \frac{y^2}{b^2} = \frac{(X + Y)^2 - (X - Y)^2}{c^2} = \frac{4XY}{c^2}, et l'équation x2a2−y2b2=1\frac{x^2}{a^2} - \frac{y^2}{b^2} = 1 équivaut à XY=c24XY = \frac{c^2}{4}.

Le repère (O ;u⃗,v⃗)(O\,;\vec u, \vec v) n'est pas orthonormé en général (u⃗⋅v⃗=a2−b2c2\vec u \cdot \vec v = \frac{a^2 - b^2}{c^2}). Il l'est si et seulement si a=ba = b : pour une hyperbole équilatère, c2=2a2c^2 = 2a^2 et l'équation devient XY=a22XY = \frac{a^2}{2} dans un repère orthonormé.

Exemple 18 (la courbe de y=2xy = \frac{2}{x}). La courbe d'équation xy=2xy = 2 est une hyperbole équilatère. Dans le repère orthonormé (O ;u⃗,w⃗)(O\,;\vec u, \vec w), avec u⃗=12(i⃗+j⃗)\vec u = \frac{1}{\sqrt2}\big(\vec i + \vec j\big) et w⃗=12(−i⃗+j⃗)\vec w = \frac{1}{\sqrt2}\big(-\vec i + \vec j\big), le point M(x ;y)M(x\,;y) a pour coordonnées X=OM→⋅u⃗=x+y2X = \overrightarrow{OM} \cdot \vec u = \frac{x + y}{\sqrt2} et Y=OM→⋅w⃗=y−x2Y = \overrightarrow{OM} \cdot \vec w = \frac{y - x}{\sqrt2}. Alors X2−Y2=2xyX^2 - Y^2 = 2xy, donc xy=2  ⟺  X24−Y24=1.xy = 2 \iff \frac{X^2}{4} - \frac{Y^2}{4} = 1. C'est l'hyperbole équilatère avec a=b=2a = b = 2, c=22c = 2\sqrt2, e=2e = \sqrt2, d'axe focal la droite y=xy = x et d'asymptotes les axes (Ox)(Ox) et (Oy)(Oy). Ses sommets sont (2 ;2)\big(\sqrt2\,;\sqrt2\big) et (−2 ;−2)\big(-\sqrt2\,;-\sqrt2\big), ses foyers F(2 ;2)F(2\,;2) et F′(−2 ;−2)F'(-2\,;-2). Contrôle bifocal : le point M(1 ;2)M(1\,;2) vérifie MF=1MF = 1 et MF′=9+16=5MF' = \sqrt{9 + 16} = 5, et MF′−MF=4=2aMF' - MF = 4 = 2a.

7.5 Équations paramétriques

Théorème 12. L'hyperbole x2a2−y2b2=1\frac{x^2}{a^2} - \frac{y^2}{b^2} = 1 a pour représentation paramétrique x=acos⁡t,y=btan⁡t,x = \frac{a}{\cos t}, \qquad y = b\tan t, avec t∈]−π2 ;π2[t \in \left]-\frac{\pi}{2}\,;\frac{\pi}{2}\right[ pour la branche x≥ax \geq a, et t∈]π2 ;3π2[t \in \left]\frac{\pi}{2}\,;\frac{3\pi}{2}\right[ pour la branche x≤−ax \leq -a.

Démonstration. 1cos⁡2t−tan⁡2t=1−sin⁡2tcos⁡2t=1\frac{1}{\cos^2 t} - \tan^2 t = \frac{1 - \sin^2 t}{\cos^2 t} = 1. Réciproquement, si M(x ;y)M(x\,;y) est sur la branche x≥ax \geq a, comme la fonction tangente prend toutes les valeurs réelles sur ]−π2 ;π2[\left]-\frac{\pi}{2}\,;\frac{\pi}{2}\right[, il existe tt dans cet intervalle tel que tan⁡t=yb\tan t = \frac{y}{b} ; alors 1cos⁡2t=1+y2b2=x2a2\frac{1}{\cos^2 t} = 1 + \frac{y^2}{b^2} = \frac{x^2}{a^2} et, comme cos⁡t>0\cos t > 0 et x>0x > 0, acos⁡t=x\frac{a}{\cos t} = x. Même raisonnement pour l'autre branche.

Leçon 8 : Reconnaître une conique ; tangente en un point

Voir la vidéo de la leçon 8

8.1 Équation cartésienne αx2+βy2+γx+δy+φ=0\alpha x^2 + \beta y^2 + \gamma x + \delta y + \varphi = 0

On considère une équation sans terme en xyxy, avec α\alpha et β\beta non tous deux nuls. Méthode : on met chaque variable sous forme canonique (Seconde), puis on change de repère par translation : si Ω(x0 ;y0)\Omega(x_0\,;y_0), les coordonnées dans le repère (Ω ;i⃗,j⃗)(\Omega\,;\vec i, \vec j) sont X=x−x0X = x - x_0 et Y=y−y0Y = y - y_0. On compare alors à une équation réduite.

Signes Nature (cas général) Cas particuliers possibles
α\alpha et β\beta de même signe ellipse (cercle si α=β\alpha = \beta) un point, ensemble vide
α\alpha et β\beta de signes contraires hyperbole deux droites sécantes
α=0\alpha = 0 ou β=0\beta = 0 parabole une ou deux droites parallèles, ensemble vide

Exemple 19 (ellipse). 4x2+9y2−16x+18y−11=04x^2 + 9y^2 - 16x + 18y - 11 = 0. On écrit 4(x2−4x)+9(y2+2y)=114(x^2 - 4x) + 9(y^2 + 2y) = 11, soit 4(x−2)2−16+9(y+1)2−9=114(x - 2)^2 - 16 + 9(y + 1)^2 - 9 = 11, donc 4(x−2)2+9(y+1)2=364(x - 2)^2 + 9(y + 1)^2 = 36 : (x−2)29+(y+1)24=1.\frac{(x - 2)^2}{9} + \frac{(y + 1)^2}{4} = 1. Avec Ω(2 ;−1)\Omega(2\,;-1), X=x−2X = x - 2, Y=y+1Y = y + 1 : c'est l'ellipse X29+Y24=1\frac{X^2}{9} + \frac{Y^2}{4} = 1, a=3a = 3, b=2b = 2, c=5c = \sqrt5, e=53e = \frac{\sqrt5}{3}. Dans le repère initial : centre Ω(2 ;−1)\Omega(2\,;-1), sommets (5 ;−1)(5\,;-1), (−1 ;−1)(-1\,;-1), (2 ;1)(2\,;1), (2 ;−3)(2\,;-3), foyers (2+5 ;−1)\big(2 + \sqrt5\,;-1\big) et (2−5 ;−1)\big(2 - \sqrt5\,;-1\big), directrices x=2±95x = 2 \pm \frac{9}{\sqrt5}.

Exemple 20 (hyperbole). x2−4y2−2x−16y−19=0x^2 - 4y^2 - 2x - 16y - 19 = 0 s'écrit (x−1)2−1−4(y+2)2+16−19=0(x - 1)^2 - 1 - 4(y + 2)^2 + 16 - 19 = 0, soit (x−1)2−4(y+2)2=4(x - 1)^2 - 4(y + 2)^2 = 4 : (x−1)24−(y+2)2=1.\frac{(x - 1)^2}{4} - (y + 2)^2 = 1. Hyperbole de centre Ω(1 ;−2)\Omega(1\,;-2), a=2a = 2, b=1b = 1, c=5c = \sqrt5, e=52e = \frac{\sqrt5}{2} ; sommets (3 ;−2)(3\,;-2) et (−1 ;−2)(-1\,;-2), foyers (1±5 ;−2)\big(1 \pm \sqrt5\,;-2\big), asymptotes y+2=±12(x−1)y + 2 = \pm\frac12(x - 1).

Exemple 21 (parabole). y2−4y−8x+12=0y^2 - 4y - 8x + 12 = 0 s'écrit (y−2)2−4−8x+12=0(y - 2)^2 - 4 - 8x + 12 = 0, soit (y−2)2=8(x−1)(y - 2)^2 = 8(x - 1). Avec Ω(1 ;2)\Omega(1\,;2) : Y2=8XY^2 = 8X, parabole de sommet Ω(1 ;2)\Omega(1\,;2), de paramètre p=4p = 4, de foyer (1+2 ;2)=(3 ;2)(1 + 2\,;2) = (3\,;2) et de directrice x=1−2=−1x = 1 - 2 = -1.

8.2 À partir d'une représentation paramétrique

On élimine le paramètre avec cos⁡2t+sin⁡2t=1\cos^2 t + \sin^2 t = 1 ou 1cos⁡2t−tan⁡2t=1\frac{1}{\cos^2 t} - \tan^2 t = 1.

Exemple 22. x=1+3cos⁡tx = 1 + 3\cos t, y=−2+2sin⁡ty = -2 + 2\sin t : (x−13)2+(y+22)2=1\left(\frac{x - 1}{3}\right)^2 + \left(\frac{y + 2}{2}\right)^2 = 1, ellipse de centre (1 ;−2)(1\,;-2), a=3a = 3, b=2b = 2. Et x=2cos⁡tx = \frac{2}{\cos t}, y=3tan⁡ty = 3\tan t : x24−y29=1\frac{x^2}{4} - \frac{y^2}{9} = 1, hyperbole.

8.3 Tangente en un point d'une conique

Théorème 13. Soit M0(x0 ;y0)M_0(x_0\,;y_0) un point de la conique. La tangente en M0M_0 a pour équation :

  • ellipse x2a2+y2b2=1\dfrac{x^2}{a^2} + \dfrac{y^2}{b^2} = 1 : x x0a2+y y0b2=1\quad\dfrac{x\,x_0}{a^2} + \dfrac{y\,y_0}{b^2} = 1 ;
  • hyperbole x2a2−y2b2=1\dfrac{x^2}{a^2} - \dfrac{y^2}{b^2} = 1 : x x0a2−y y0b2=1\quad\dfrac{x\,x_0}{a^2} - \dfrac{y\,y_0}{b^2} = 1 ;
  • parabole y2=2pxy^2 = 2px : y y0=p (x+x0)\quad y\,y_0 = p\,(x + x_0).

C'est la règle du dédoublement : on remplace x2x^2 par x x0x\,x_0, y2y^2 par y y0y\,y_0 et 2x2x par x+x0x + x_0.

Démonstration pour l'ellipse. M0=M(t0)M_0 = M(t_0) avec x0=acos⁡t0x_0 = a\cos t_0, y0=bsin⁡t0y_0 = b\sin t_0, et v⃗(t0) (−asin⁡t0 ;bcos⁡t0)\vec v(t_0)\,(-a\sin t_0\,;b\cos t_0), qui n'est pas nul. Par le théorème 1, la tangente a pour équation bcos⁡t0 (x−acos⁡t0)+asin⁡t0 (y−bsin⁡t0)=0b\cos t_0\,(x - a\cos t_0) + a\sin t_0\,(y - b\sin t_0) = 0, soit b xcos⁡t0+a ysin⁡t0=abb\,x\cos t_0 + a\,y\sin t_0 = ab. En divisant par abab : xcos⁡t0a+ysin⁡t0b=1\frac{x\cos t_0}{a} + \frac{y\sin t_0}{b} = 1, c'est-à-dire x x0a2+y y0b2=1\frac{x\,x_0}{a^2} + \frac{y\,y_0}{b^2} = 1.

Pour l'hyperbole, on utilise x=acos⁡tx = \frac{a}{\cos t}, y=btan⁡ty = b\tan t : v⃗(t)(asin⁡tcos⁡2t ;bcos⁡2t)\vec v(t)\left(\frac{a\sin t}{\cos^2 t}\,;\frac{b}{\cos^2 t}\right) est colinéaire à (asin⁡t ;b)(a\sin t\,;b) et le même calcul conduit à x x0a2−y y0b2=1\frac{x\,x_0}{a^2} - \frac{y\,y_0}{b^2} = 1. Pour la parabole, avec x=t22px = \frac{t^2}{2p}, y=ty = t : v⃗(t)(tp ;1)\vec v(t)\left(\frac{t}{p}\,;1\right) et la tangente s'écrit x−t22p−tp(y−t)=0x - \frac{t^2}{2p} - \frac{t}{p}(y - t) = 0, soit t y=p x+t22t\,y = p\,x + \frac{t^2}{2}, c'est-à-dire y y0=p(x+x0)y\,y_0 = p(x + x_0).

Tracer la tangente.

  • Ellipse : si x0≠0x_0 \neq 0, la tangente en M0M_0 coupe (Ox)(Ox) au point T(a2x0 ;0)T\left(\frac{a^2}{x_0}\,;0\right). C'est aussi le point où la tangente au cercle principal, au point PP de même abscisse que M0M_0, coupe (Ox)(Ox) (pour le cercle x2+y2=a2x^2 + y^2 = a^2, la tangente en P(x0 ;yP)P(x_0\,;y_P) est x x0+y yP=a2x\,x_0 + y\,y_P = a^2). On trace donc la tangente au cercle en PP, perpendiculaire au rayon [OP][OP], puis la droite (TM0)(TM_0).
  • Parabole y2=2pxy^2 = 2px : si M0≠OM_0 \neq O, la tangente en M0M_0 coupe (Ox)(Ox) au point (−x0 ;0)(-x_0\,;0), symétrique par rapport au sommet du projeté de M0M_0 sur l'axe.

Exemple 23 (ellipse). L'ellipse x28+y22=1\frac{x^2}{8} + \frac{y^2}{2} = 1 passe par M0(2 ;1)M_0(2\,;1) (48+12=1\frac48 + \frac12 = 1). Tangente : 2x8+y2=1\frac{2x}{8} + \frac{y}{2} = 1, soit x+2y=4x + 2y = 4. Elle coupe (Ox)(Ox) en T(4 ;0)T(4\,;0), et a2x0=82=4\frac{a^2}{x_0} = \frac82 = 4. La tangente au cercle principal x2+y2=8x^2 + y^2 = 8 au point P(2 ;2)P(2\,;2) est 2x+2y=82x + 2y = 8 : elle passe aussi par T(4 ;0)T(4\,;0).

Exemple 24 (hyperbole). L'hyperbole x24−y25=1\frac{x^2}{4} - \frac{y^2}{5} = 1 passe par M0(3 ;52)M_0\left(3\,;\frac52\right). Tangente : 3x4−(5/2) y5=1\frac{3x}{4} - \frac{(5/2)\,y}{5} = 1, soit 3x−2y=43x - 2y = 4.

Exemple 25 (parabole). La parabole y2=8xy^2 = 8x passe par M0(2 ;4)M_0(2\,;4). Tangente : 4y=4(x+2)4y = 4(x + 2), soit y=x+2y = x + 2, qui coupe (Ox)(Ox) en (−2 ;0)(-2\,;0).

8.4 Récapitulatif

Parabole Ellipse (a>ba > b) Hyperbole
Excentricité e=1e = 1 e=ca<1e = \frac{c}{a} < 1 e=ca>1e = \frac{c}{a} > 1
Équation réduite y2=2pxy^2 = 2px x2a2+y2b2=1\frac{x^2}{a^2} + \frac{y^2}{b^2} = 1 x2a2−y2b2=1\frac{x^2}{a^2} - \frac{y^2}{b^2} = 1
Foyers (p2 ;0)\left(\frac{p}{2}\,;0\right) (±c ;0)(\pm c\,;0), c2=a2−b2c^2 = a^2 - b^2 (±c ;0)(\pm c\,;0), c2=a2+b2c^2 = a^2 + b^2
Directrices x=−p2x = -\frac{p}{2} x=±a2cx = \pm\frac{a^2}{c} x=±a2cx = \pm\frac{a^2}{c}
Bifocale MF+MF′=2aMF + MF' = 2a ∣MF−MF′∣=2a\lvert MF - MF' \rvert = 2a
Paramétrique x=t22px = \frac{t^2}{2p}, y=ty = t x=acos⁡tx = a\cos t, y=bsin⁡ty = b\sin t x=acos⁡tx = \frac{a}{\cos t}, y=btan⁡ty = b\tan t
Tangente en M0M_0 y y0=p(x+x0)y\,y_0 = p(x + x_0) x x0a2+y y0b2=1\frac{x\,x_0}{a^2} + \frac{y\,y_0}{b^2} = 1 x x0a2−y y0b2=1\frac{x\,x_0}{a^2} - \frac{y\,y_0}{b^2} = 1
Asymptotes y=±baxy = \pm\frac{b}{a}x

Ce qu'il faut retenir du chapitre

  1. Une courbe paramétrée est l'ensemble des points M(t)M(t) tels que OM→(t)=x(t) i⃗+y(t) j⃗\overrightarrow{OM}(t) = x(t)\,\vec i + y(t)\,\vec j ; on la reconnaît en éliminant tt.
  2. Vecteur dérivé : v⃗(t) (x′(t) ;y′(t))\vec v(t)\,\big(x'(t)\,;y'(t)\big). S'il n'est pas nul, il dirige la tangente en M(t)M(t) : y′(t0)(x−x(t0))−x′(t0)(y−y(t0))=0y'(t_0)\big(x - x(t_0)\big) - x'(t_0)\big(y - y(t_0)\big) = 0.
  3. Si tt est le temps : v⃗(t)\vec v(t) est le vecteur vitesse, ∥v⃗(t)∥\|\vec v(t)\| la vitesse, a⃗(t) (x′′(t) ;y′′(t))\vec a(t)\,\big(x''(t)\,;y''(t)\big) le vecteur accélération ; le mouvement est uniforme si v⃗⋅a⃗=0\vec v \cdot \vec a = 0, accéléré si v⃗⋅a⃗>0\vec v \cdot \vec a > 0, retardé si v⃗⋅a⃗<0\vec v \cdot \vec a < 0.
  4. Représenter une courbe : réduire l'intervalle (périodicité, symétries), tableau de variations conjoint, points remarquables, tracé.
  5. Astroïde x=acos⁡3tx = a\cos^3 t, y=asin⁡3ty = a\sin^3 t : quatre pointes ; sa tangente découpe sur les axes un segment de longueur aa. Cycloïde x=a(t−sin⁡t)x = a(t - \sin t), y=a(1−cos⁡t)y = a(1 - \cos t) : arches de largeur 2πa2\pi a et de hauteur 2a2a, pointes au sol, tangente passant par le sommet de la roue.
  6. Conique : MF=e×MHMF = e \times MH. Ellipse si e<1e < 1, parabole si e=1e = 1, hyperbole si e>1e > 1.
  7. Parabole y2=2pxy^2 = 2px : foyer (p2 ;0)\left(\frac{p}{2}\,;0\right), directrice x=−p2x = -\frac{p}{2}.
  8. Ellipse x2a2+y2b2=1\frac{x^2}{a^2} + \frac{y^2}{b^2} = 1 : c2=a2−b2c^2 = a^2 - b^2, e=cae = \frac{c}{a}, MF+MF′=2aMF + MF' = 2a ; image du cercle de rayon aa par l'affinité orthogonale de rapport ba\frac{b}{a} ; x=acos⁡tx = a\cos t, y=bsin⁡ty = b\sin t.
  9. Hyperbole x2a2−y2b2=1\frac{x^2}{a^2} - \frac{y^2}{b^2} = 1 : c2=a2+b2c^2 = a^2 + b^2, e=cae = \frac{c}{a}, ∣MF−MF′∣=2a|MF - MF'| = 2a, asymptotes y=±baxy = \pm\frac{b}{a}x, équation XY=c24XY = \frac{c^2}{4} dans le repère des asymptotes ; x=acos⁡tx = \frac{a}{\cos t}, y=btan⁡ty = b\tan t.
  10. Pour reconnaître une conique : forme canonique et translation du repère. Tangente en M0M_0 : règle du dédoublement.
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