Vidéo 4 : Fonctions associées par translation · 3 min 22 s · sous-titres en français
Le cours écrit
4.1 Les trois translations
Propriété. Soit a et b deux réels, et Cf la courbe de f.
La courbe de x↦f(x)+b est l'image de Cf par la translation de vecteur bj : on monte de b (on descend si b<0).
La courbe de x↦f(x−a) est l'image de Cf par la translation de vecteur ai : on va vers la droite de a (vers la gauche si a<0).
La courbe de x↦f(x−a)+b est l'image de Cf par la translation de vecteur u=ai+bj, de coordonnées (a;b).
Démonstration (cas 3, qui contient les deux autres). Soit g(x)=f(x−a)+b. Un point M(x;y) est sur Cf si et seulement si y=f(x), c'est-à-dire y+b=f((x+a)−a)+b=g(x+a), c'est-à-dire si et seulement si M′(x+a;y+b) est sur Cg. Or M′ est l'image de M par la translation de vecteur u(a;b).
Attention au signe. Dans f(x−2), on décale de 2 vers la droite ; dans f(x+2)=f(x−(−2)), on décale de 2 vers la gauche.
Ensemble de définition.x↦f(x−a) est définie pour les x tels que x−a∈Df : l'ensemble de définition est lui aussi décalé de a.
Exemple 15. Soit g(x)=x−2+1. On a g(x)=f(x−2)+1 avec f(x)=x. La courbe de g est l'image de celle de la racine carrée par la translation de vecteur u(2;1) : elle part du point (2;1), image de O, et Dg=[2;+∞[.
4.2 Application aux fonctions polynômes du second degré
Soit f(x)=ax2+bx+c avec a=0. On sait l'écrire sous forme canonique (Seconde) :
f(x)=a(x−α)2+β,avec α=−2ab et β=f(α).
Conséquence. La courbe de f est l'image de la parabole P d'équation y=ax2 par la translation de vecteur u(α;β). C'est une parabole de sommetS(α;β) et d'axe de symétrie la droite d'équation x=α (image de l'axe des ordonnées, axe de P).
Exemple 16.f(x)=x2−4x+1=(x−2)2−4+1=(x−2)2−3. La courbe est l'image de la parabole y=x2 par la translation de vecteur u(2;−3). Son sommet est S(2;−3) et son axe est la droite x=2 : on retrouve l'exemple 11.
Exemple 17.g(x)=−2x2+4x+1=−2(x2−2x)+1=−2[(x−1)2−1]+1=−2(x−1)2+3. La courbe est l'image de la parabole y=−2x2 par la translation de vecteur u(1;3). Elle est tournée vers le bas, de sommet S(1;3).
4.3 Application aux fonctions homographiques
Une fonction homographique s'écrit f(x)=cx+dax+b, avec c=0 et ad−bc=0 (sinon f est constante là où elle est définie). Elle est définie sur R∖{−cd}.
Propriété. On peut toujours écrire
f(x)=β+x−αk,avec α=−cd,β=ca,k=c2bc−ad.
La courbe de f est l'image de l'hyperbole H d'équation y=xk par la translation de vecteur u(α;β). C'est une hyperbole de centre de symétrieΩ(α;β), image de O. Ses asymptotes sont les droites d'équations x=α et y=β (images des axes, vues en Seconde de façon intuitive).
En pratique, on ne retient pas les formules : on transforme l'écriture, comme dans les exemples.
Exemple 18.g(x)=x−12x−1=x−12(x−1)+1=2+x−11.
La courbe de g est l'image de l'hyperbole y=x1 par la translation de vecteur u(1;2). Son centre de symétrie est Ω(1;2) (on retrouve l'exemple 13), et ses asymptotes sont les droites x=1 et y=2.
Exemple 19.h(x)=x+1−x+3=x+1−(x+1)+4=−1+x+14.
La courbe de h est l'image de l'hyperbole y=x4 par la translation de vecteur u(−1;−1). Centre Ω(−1;−1), asymptotes x=−1 et y=−1.