Vidéo 6 : Les fonctions trigonométriques · 3 min 30 s · sous-titres en français
Le cours écrit
Les angles sont en radians. Les fonctions sinus et cosinus sont dérivables sur R (chapitre 3), donc continues.
6.1 Cosinus et sinus
Elles sont définies sur R et périodiques de période 2π ; cosinus est paire, sinus est impaire (chapitre 1). On les étudie donc sur [0;π], on complète sur [−π;π] par symétrie, puis sur R par des translations de vecteurs 2kπi (k entier).
Exemple 11.
Cosinus.cos′(x)=−sinx. Sur ]0;π[, sinx>0, donc cos′<0 : cosinus est strictement décroissante sur [0;π], de cos0=1 à cosπ=−1, en passant par cos2π=0.
Sinus.sin′(x)=cosx, positif sur [0;2π[ et négatif sur ]2π;π] : sinus croît de 0 à 1 sur [0;2π], puis décroît de 1 à 0 sur [2π;π].
x
0
2π
π
signe de cos′(x)=−sinx
0
−
−
−
0
variations de cos
1
↘
0
↘
−1
signe de sin′(x)=cosx
+
0
−
variations de sin
0
↗
1
↘
0
On trace la courbe sur [0;π], puis son symétrique par rapport à l'axe des ordonnées (cosinus) ou par rapport à l'origine (sinus), puis on la recopie tous les 2π. La tangente à la courbe du sinus à l'origine est la droite y=x.
6.2 La fonction tangente
tanx=cosxsinx est définie là où cosx=0, c'est-à-dire sur D=R∖{2π+kπ,k∈Z}.
Période π. Pour x∈D, x+π∈D et tan(x+π)=−cosx−sinx=tanx.
Imparité.tan(−x)=cosx−sinx=−tanx.
Dérivée (chapitre 3) : tan′(x)=1+tan2x=cos2x1>0. Tangente est strictement croissante sur chaque intervalle ]−2π+kπ;2π+kπ[.
Limite en 2π. Quand x tend vers 2π par la gauche, sinx tend vers 1 et cosx tend vers 0 en restant positif : x→2π−limtanx=+∞. La droite x=2π est asymptote verticale.
Exemple 12. On étudie tangente sur [0;2π[ : elle croît de tan0=0 vers +∞, en passant par tan4π=1. Sa tangente à l'origine a pour coefficient directeur tan′(0)=1 : c'est la droite y=x. Par imparité, on complète sur ]−2π;2π[, où tangente croît de −∞ à +∞ ; puis on recopie la courbe tous les π. Les droites x=2π+kπ sont asymptotes verticales.
x
−2π
0
2π
signe de tan′(x)
‖
+
+
+
‖
variations de tan
‖ −∞
↗
0
↗
+∞ ‖
6.3 Composées d'une fonction circulaire et d'une fonction affine
Pour a=0, les fonctions x↦sin(ax+b) et x↦cos(ax+b) sont dérivables sur R, de dérivées acos(ax+b) et −asin(ax+b) (chapitre 3). Elles sont périodiques de période ∣a∣2π : par exemple, sin(a(x+a2π)+b)=sin(ax+b+2π)=sin(ax+b).
Exemple 13. Soit f(x)=sin2x.
1. Période.f(x+π)=sin(2x+2π)=sin2x : f est périodique de période π. On l'étudie sur [0;π].
2. Dérivée.f′(x)=2cos2x. Pour x∈[0;π], 2x∈[0;2π], et cos2x>0 quand 2x∈[0;2π[∪]23π;2π], c'est-à-dire x∈[0;4π[∪]43π;π]. Sur ]4π;43π[, cos2x<0.
x
0
4π
43π
π
signe de f′(x)
+
0
−
0
+
variations de f
0
↗
1
↘
−1
↗
0
3. Tracé. La courbe passe par (0;0), (4π;1), (2π;0), (43π;−1) et (π;0), avec des tangentes horizontales au maximum et au minimum. Sa tangente à l'origine est la droite y=2x, car f′(0)=2. On recopie l'arc tous les π : la courbe ressemble à celle du sinus, mais deux fois plus serrée.
Remarque. On peut aussi réduire l'étude avec la parité : sin2x est impaire, donc l'étude sur [0;2π] suffit, complétée par symétrie par rapport à l'origine et par périodicité.