Les probabilités sont nouvelles en Terminale S : en Première, on a appris à compter (dénombrement) ; ici, on apprend à mesurer le hasard. On utilise librement le dénombrement de Première (cardinal, -listes, arrangements, combinaisons, binôme de Newton), rappelé dans la leçon 2, et, pour un exercice, le logarithme du chapitre 3.
Comme le demande le programme, l'univers est toujours un ensemble fini.
Leçon 1 : Expériences aléatoires et probabilités
1.1 Expérience aléatoire et univers
Une expérience aléatoire est une expérience dont on connaît tous les résultats possibles, mais dont on ne peut pas prévoir le résultat avant de la réaliser : lancer un dé, tirer une boule dans une urne, choisir un élève au hasard dans une classe.
- Chaque résultat possible est une éventualité (on dit aussi une issue).
- L'ensemble de toutes les éventualités est l'univers, noté (« oméga »). Dans ce chapitre, est fini.
Exemple 1. On lance un dé cubique dont les faces sont numérotées de à , et on lit le numéro de la face du dessus : et .
Exemple 2. On lance deux fois une pièce de monnaie, et on note P pour pile, F pour face : . Les éventualités et sont différentes : l'ordre compte.
1.2 Événements
Un événement est une partie de l'univers . On le décrit par une phrase ou par la liste de ses éventualités. Un événement est réalisé si le résultat de l'expérience est l'une de ses éventualités.
| Vocabulaire | Sens | Exemple avec le dé |
|---|---|---|
| événement élémentaire | une seule éventualité | « obtenir » |
| événement certain | , toujours réalisé | « obtenir un numéro entre et » |
| événement impossible | , jamais réalisé | « obtenir » |
1.3 Opérations sur les événements
Soit et deux événements.
| Événement | Notation | Il est réalisé quand… |
|---|---|---|
| contraire de | (« A barre ») | n'est pas réalisé |
| et (intersection) | (« A inter B ») | et sont réalisés tous les deux |
| ou (réunion) | (« A union B ») | au moins l'un des deux est réalisé |
Deux événements et sont incompatibles (ou disjoints) si : ils ne peuvent pas être réalisés en même temps. Un événement et son contraire sont incompatibles, et leur réunion est .
Exemple 3. On lance le dé. Soit « obtenir un nombre pair » et « obtenir au moins ».
- , , ;
- : « obtenir un nombre pair supérieur ou égal à » ;
- ;
- « obtenir » : , donc et sont incompatibles.
1.4 Probabilité sur un univers fini
Soit un univers fini.
Définition. Définir une probabilité sur , c'est associer à chaque éventualité un nombre tel que :
- pour tout ;
- .
La probabilité d'un événement , notée , est la somme des probabilités des éventualités qui le composent. On pose .
Conséquences immédiates. , , et pour tout événement : .
On présente souvent la probabilité dans un tableau, appelé loi de probabilité sur .
Exemple 4 (un dé pipé). Un dé est truqué : les faces à ont la même probabilité , et la face a une probabilité trois fois plus grande.
Face Probabilité La somme vaut : , donc et .
Pour « obtenir un nombre pair » : .
1.5 Propriétés
Pour tous événements et :
| Propriété | Formule |
|---|---|
| Événement contraire | |
| et incompatibles | |
| Cas général | |
| Si |
Démonstration.
- et se partagent les éventualités de : en ajoutant leurs probabilités, on obtient la somme de toutes les , donc .
- Si , chaque éventualité de est comptée une seule fois dans .
- Dans le cas général, les éventualités de sont comptées deux fois dans : on les retire une fois.
- Si , la somme qui donne contient tous les termes de celle qui donne , plus des termes positifs.
Exemple 5. Avec le dé pipé de l'exemple 4, « pair » et « au moins » : , , donc Vérification directe : et . Enfin .
1.6 Fréquences et probabilités
Quand on répète un grand nombre de fois la même expérience aléatoire, dans les mêmes conditions, la fréquence d'apparition d'un événement se stabilise autour de sa probabilité. C'est une observation (on l'admet).
Exemple 6 (simulation). Un ordinateur a simulé lancers d'un dé équilibré. Le est sorti fois sur les premiers lancers (fréquence ), fois sur les premiers (), fois sur les premiers () et fois sur les (). La fréquence fluctue beaucoup au début, puis se rapproche de .
Ce lien a deux usages :
- la probabilité donne la fréquence à laquelle on peut s'attendre : avec le dé pipé, sur lancers, on s'attend à environ six ;
- quand on ne connaît pas une probabilité (dé truqué, objet défectueux…), on l'estime par une fréquence observée sur un grand nombre d'essais.
C'est le lien naturel entre la statistique et les probabilités : une fréquence observée est l'image statistique d'une probabilité.
Leçon 2 : Équiprobabilité et dénombrement
2.1 Équiprobabilité
Définition. Si toutes les éventualités ont la même probabilité, on dit qu'il y a équiprobabilité. Avec , chaque éventualité a alors la probabilité , et pour tout événement :
L'équiprobabilité est une hypothèse de modélisation, que l'énoncé signale par des expressions comme « dé équilibré », « pièce bien équilibrée », « boules indiscernables au toucher », « on choisit au hasard ».
Exemple 1 (deux dés). On lance deux dés équilibrés, un rouge et un vert. Une éventualité est un couple : , et les couples sont équiprobables.
- « La somme vaut » : , , , , , , soit cas : .
- « Obtenir au moins un » : son contraire, « aucun », compte couples. Donc .
2.2 Rappels de dénombrement (Première)
Soit un ensemble à éléments et un entier naturel.
| Objet | Ce qu'on compte | Nombre |
|---|---|---|
| -liste | suites ordonnées de éléments de , répétitions permises | |
| arrangement | suites ordonnées de éléments distincts () | |
| permutation | rangements des éléments | |
| combinaison | parties à éléments, sans ordre () |
On lit « C, n, p » et « factorielle », avec . On rencontre aussi la notation pour .
Propriétés. ; ; ; (triangle de Pascal).
2.3 Modéliser un tirage
Le type de tirage décide de l'univers. Dans les trois cas, il y a équiprobabilité.
| Tirage de objets parmi | L'ordre compte ? | Répétition ? | |
|---|---|---|---|
| successif avec remise | oui | oui | |
| successif sans remise | oui | non | |
| simultané | non | non |
Exemple 2. Une urne contient boules rouges et boules vertes, indiscernables au toucher. On tire boules.
a. Tirage simultané. .
- « Exactement rouges » : on choisit rouges parmi et verte parmi : cas, donc .
- « Au moins une verte » : contraire de « rouges », qui compte cas. .
b. Tirage successif sans remise. .
- « Rouge, rouge, verte, dans cet ordre » : cas, .
- « Exactement rouges » : la verte peut être en position , ou , soit cas, . On retrouve le résultat du tirage simultané : pour un événement qui ne dépend pas de l'ordre, les deux modèles donnent la même probabilité.
c. Tirage successif avec remise. .
- « Exactement rouges » : positions possibles pour la verte, puis choix : cas, .
2.4 « Au moins un » : passer par le contraire
Méthode. Pour « au moins un… », on calcule presque toujours la probabilité du contraire, « aucun… », puis . C'est ce qui a été fait dans les exemples 1 et 2.
Leçon 3 : Probabilités conditionnelles
3.1 Définition
Activité. Une urne contient boules : rouges, dont portent le numéro , et vertes, dont porte le numéro . On tire une boule au hasard. Soit « la boule est rouge » et « la boule porte le numéro ». Alors .
On apprend que la boule tirée est rouge. Il ne reste que cas possibles, dont favorables : la probabilité que la boule porte le numéro devient . On remarque que .
Définition. Soit un événement de probabilité non nulle. La probabilité de sachant est On rencontre aussi les notations et .
Propriété. Pour fixé, est une probabilité sur : elle est comprise entre et , et
Attention. En général, . Dans l'activité, , mais .
3.2 Formule des probabilités composées
En multipliant la définition par (ou en échangeant les rôles) : si et ,
Exemple 1. On reprend l'urne de boules rouges et vertes, et on tire successivement sans remise deux boules. Soit « la première est rouge » et « la deuxième est rouge ». Après une rouge, il reste rouges sur boules :
3.3 Arbres pondérés
Une expérience qui se déroule en plusieurs étapes se représente par un arbre pondéré : sur chaque branche, on écrit la probabilité de l'événement au bout de la branche sachant le chemin déjà parcouru.
Règles de l'arbre.
- La somme des probabilités des branches issues d'un même nœud vaut .
- La probabilité d'un chemin est le produit des probabilités de ses branches (formule des probabilités composées).
- La probabilité d'un événement est la somme des probabilités des chemins qui le réalisent.
Exemple 2. Même urne, deux tirages sans remise. L'arbre a quatre chemins :
Chemin Probabilité puis puis puis puis La somme des quatre chemins vaut . La deuxième boule est rouge sur deux chemins : C'est la même probabilité que pour la première boule : sans information sur le premier tirage, le deuxième n'est ni favorisé ni défavorisé.
3.4 Formule des probabilités totales
Définition. Des événements , , …, forment une partition de s'ils sont deux à deux incompatibles, de probabilités non nulles, et si leur réunion est . Exemple le plus courant : et .
Théorème (formule des probabilités totales). Si , …, forment une partition de , alors pour tout événement :
Démonstration. Les événements sont deux à deux incompatibles et leur réunion est . On ajoute leurs probabilités, puis on écrit chacune avec la formule des probabilités composées.
Sur un arbre, c'est la règle 3 : on ajoute les chemins qui mènent à .
Exemple 3 (situation simplifiée). Un élève se rend au lycée en car rapide avec la probabilité , sinon à pied. En car rapide, il arrive en retard avec la probabilité ; à pied, avec la probabilité . Soit « il prend le car rapide » et « il est en retard ».
et forment une partition de : Il est en retard. Quelle est la probabilité qu'il ait pris le car rapide ?
Leçon 4 : Indépendance
4.1 Événements indépendants
Définition. Deux événements et sont indépendants si
Propriété. Si : et sont indépendants si et seulement si . Savoir que est réalisé ne change pas la probabilité de .
Démonstration. .
Méthode. Pour montrer que deux événements sont indépendants, on calcule séparément et , puis on compare.
Exemple 1. On lance un dé équilibré. « pair » , , « au plus » .
- et : et sont indépendants.
- et : et ne sont pas indépendants.
Propriété. Si et sont indépendants, alors et le sont aussi (ainsi que et , et ).
Démonstration. est la réunion des événements incompatibles et , donc
4.2 Indépendants ou incompatibles : ne pas confondre
- Incompatibles : . C'est une propriété des ensembles, on la voit sans calcul.
- Indépendants : . C'est une propriété des probabilités, qu'il faut calculer.
Si et , deux événements incompatibles ne sont jamais indépendants : , alors que . Par exemple, avec le dé, « pair » et « impair » sont incompatibles : si l'un est réalisé, l'autre ne peut pas l'être, ce qui est tout le contraire de l'indépendance.
4.3 Épreuves successives indépendantes
Quand on enchaîne plusieurs expériences qui n'ont aucune influence les unes sur les autres (lancers successifs d'un dé ou d'une pièce, tirages avec remise…), on dit que les épreuves sont indépendantes. On admet alors que :
la probabilité d'obtenir un résultat donné à chaque épreuve est le produit des probabilités de ces résultats.
Sur l'arbre, les probabilités des branches ne dépendent plus du chemin parcouru.
Exemple 2. On lance un dé équilibré puis une pièce équilibrée : .
Exemple 3. Avec l'urne de rouges et vertes, trois tirages avec remise : . Avec les trois places possibles de la verte, on retrouve (leçon 2).
Exemple 4. Un tireur atteint sa cible avec la probabilité à chaque tir, les tirs étant indépendants. Sur trois tirs, la probabilité de ne jamais l'atteindre est , donc la probabilité de l'atteindre au moins une fois est .
Leçon 5 : Variable aléatoire, loi de probabilité, fonction de répartition
5.1 Variable aléatoire
Définition. Une variable aléatoire est une fonction qui, à chaque éventualité de , associe un nombre réel. L'ensemble des valeurs prises par se note .
Notations. Pour un réel :
- désigne l'événement « prend la valeur », c'est-à-dire l'ensemble des éventualités telles que ; sa probabilité se note ;
- de même pour , , , etc.
Exemple 1 (un jeu, situation simplifiée). On lance un dé équilibré. Si on obtient , ou , on perd F ; si on obtient ou , on gagne F ; si on obtient , on gagne F (F désigne le franc CFA). Le gain est une variable aléatoire : , , , et .
5.2 Loi de probabilité
Définition. Si , avec , déterminer la loi de probabilité de , c'est donner la probabilité de chacune des valeurs. On la présente dans un tableau. Les événements forment une partition de , donc
Méthode. 1. Lister les valeurs possibles de . 2. Pour chaque valeur, trouver les éventualités qui la donnent et calculer sa probabilité. 3. Vérifier que la somme vaut .
Exemple 1 (suite).
Vérification : .
Exemple 2. Une urne contient boules rouges et boules vertes. On tire simultanément boules et on note le nombre de boules rouges obtenues. et .
- ; ; .
- Vérification : .
5.3 Fonction de répartition
Définition. La fonction de répartition de est la fonction définie sur par
Calcul. est la somme des probabilités des valeurs inférieures ou égales à :
- si , aucune valeur ne convient : ;
- si : ; si : ; et ainsi de suite ;
- si : .
Propriétés.
- est croissante sur , à valeurs dans .
- est constante sur chaque intervalle : sa courbe est en escalier. En , elle fait un saut de hauteur .
- Pour : et .
Exemple 1 (suite). Pour le jeu : En effet, pour , .
Représentation. Sur chaque intervalle, on trace un segment horizontal ; l'extrémité gauche est un point plein (la valeur est atteinte), l'extrémité droite un point creux (elle ne l'est pas).
Exemple 2 (suite). si ; si ; si ; si . Par exemple .
Leçon 6 : Espérance, variance, écart-type
Soit une variable aléatoire de loi : , pour de à .
6.1 Espérance
Définition. L'espérance mathématique de est
Interprétation. Si on répète l'expérience un grand nombre de fois, la moyenne des valeurs obtenues pour est proche de : l'espérance est la valeur moyenne que l'on peut espérer. Quand est le gain d'un joueur, le jeu est dit équitable si , favorable au joueur si , défavorable si .
Exemple 1 (le jeu de la leçon 5). Le jeu est équitable : sur un grand nombre de parties, le joueur ne gagne ni ne perd en moyenne.
Exemple 2 (l'urne de la leçon 5). : en moyenne, on tire boule rouge.
Remarque. n'est pas forcément une valeur prise par (on ne tire jamais boule).
6.2 Variance et écart-type
Définition. La variance de est la moyenne des carrés des écarts à l'espérance : L'écart-type de est . Il mesure la dispersion des valeurs de autour de , dans la même unité que .
Propriété (formule de calcul).
Démonstration. Notons . En développant :
Exemple 1 (suite). . Comme : et F. Le jeu est équitable, mais les gains sont très dispersés.
Exemple 2 (suite). , donc et .
Remarque (utile dans les exercices). Pour des réels et : et . Ces formules se démontrent directement à partir des définitions. Par exemple, si chaque partie du jeu coûte en plus F, le nouveau gain a pour espérance F et la même variance.
6.3 Statistique et probabilités
| Statistique (données observées) | Probabilités (modèle) |
|---|---|
| fréquence | probabilité |
| moyenne | espérance |
| variance | variance |
| fréquences cumulées croissantes | fonction de répartition |
Les formules sont les mêmes : on remplace les fréquences observées par les probabilités du modèle.
Leçon 7 : Schéma de Bernoulli et loi binomiale
7.1 Épreuve de Bernoulli
Définition. Une épreuve de Bernoulli est une expérience aléatoire qui n'a que deux issues : le succès , de probabilité , et l'échec , de probabilité .
Exemples : lancer une pièce (succès : pile, ) ; lancer un dé (succès : obtenir , ) ; répondre au hasard à une question à propositions dont une seule est juste (succès : bonne réponse, ).
7.2 Schéma de Bernoulli
Définition. Un schéma de Bernoulli de paramètres et est la répétition de épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes, de même probabilité de succès .
On s'intéresse au nombre de succès , qui prend les valeurs , , …, .
Exemple (). On représente les trois épreuves par un arbre à chemins. Chaque branche « succès » porte , chaque branche « échec » porte (les épreuves sont indépendantes).
- Un chemin avec succès et échec a pour probabilité , quel que soit l'ordre.
- Il y a tels chemins : , , . C'est le nombre de façons de choisir les épreuves réussies parmi , soit .
- Donc .
7.3 Loi binomiale
Théorème. Dans un schéma de Bernoulli de paramètres et , le nombre de succès suit la loi binomiale de paramètres et , notée :
Démonstration. Un chemin de l'arbre qui comporte succès et échecs a pour probabilité (produit des branches, épreuves indépendantes). Un tel chemin est déterminé par le choix des épreuves réussies parmi les : il y en a . On ajoute leurs probabilités.
Vérification. D'après la formule du binôme de Newton, .
Cas particuliers à connaître. (aucun succès), , et .
Exemple 1 (QCM au hasard). Un QCM comporte questions, chacune avec propositions dont une seule est juste. Un élève répond au hasard à chaque question. Les réponses sont indépendantes, donc le nombre de bonnes réponses suit .
- .
- .
- .
Loi complète (valeurs arrondies au millième) :
Exemple 2 (situation simplifiée). Un sachet de graines annonce un taux de germination de . On sème graines, qui germent indépendamment les unes des autres. Le nombre de graines qui germent suit : ; ; donc .
7.4 Espérance et variance d'une loi binomiale
Propriété (admise). Si suit la loi :
Vérification pour . vaut avec la probabilité et avec la probabilité : , , .
Exemple 1 (suite). : en répondant au hasard, on obtient en moyenne bonne réponse sur . .
Leçon 8 : Tests médicaux, statistiques et probabilitésS2 · S4 · S2A · S5
Le programme de S2-S4 propose de traiter des problèmes tirés de la médecine et de faire ressortir le lien entre statistiques et probabilités. Les données ci-dessous sont inventées (situation simplifiée).
8.1 Un test de dépistage
Une maladie touche d'une population. Un test de dépistage donne :
- un résultat positif chez des personnes malades ;
- un résultat positif chez des personnes non malades (on parle de « faux positifs »).
On choisit une personne au hasard et on lui fait passer le test. Soit « la personne est malade » et « le test est positif ». L'énoncé donne , et .
Probabilité d'un test positif (probabilités totales, avec la partition , ) :
La question qui intéresse le patient : son test est positif ; quelle est la probabilité qu'il soit malade ? Seulement une chance sur trois environ. La maladie est rare : les de faux positifs, pris sur une très grande population de non-malades, sont plus nombreux que les vrais positifs. Ici, alors que : on ne confond pas les deux.
À l'inverse, un test négatif est très rassurant :
8.2 Le même calcul avec des effectifs
On imagine personnes qui suivent exactement ces proportions :
| Test positif | Test négatif | Total | |
|---|---|---|---|
| Malades | |||
| Non malades | |||
| Total |
Parmi les personnes positives, sont malades : la fréquence est exactement la probabilité . Un tableau d'effectifs (statistique) et un arbre pondéré (probabilités) disent la même chose : c'est souvent la façon la plus simple de vérifier un calcul.
8.3 Pourquoi un second test
On fait passer un second test aux personnes positives. On suppose que, sachant si la personne est malade ou non, les deux tests donnent leurs résultats indépendamment, avec les mêmes caractéristiques. Sur l'arbre, le chemin « malade, positif, positif » vaut et le chemin « non malade, positif, positif » vaut . Sachant que les deux tests sont positifs, la probabilité d'être malade devient
Ce qu'il faut retenir du chapitre
- est la somme des probabilités des éventualités de ; ; .
- Équiprobabilité : . Tirages successifs avec remise : ; sans remise : ; simultanés : . Pour « au moins un », passer par le contraire.
- et . Sur un arbre : produit le long d'un chemin, somme des chemins.
- Probabilités totales : pour une partition .
- et indépendants : . Incompatible n'est pas indépendant.
- Loi de : tableau des , de somme . Fonction de répartition , en escalier.
- ; ; . Jeu équitable : espérance du gain nulle.
- Loi binomiale : ; , .
- S2 · S4 · S2A · S5 Test de dépistage : ne pas confondre et ; un tableau d'effectifs permet de vérifier.