Règles de calcul. Pour u et v dérivables sur I et k réel :
(u+v)′=u′+v′(ku)′=ku′(uv)′=u′v+uv′(v1)′=−v2v′(vu)′=v2u′v−uv′
(les deux dernières là où v ne s'annule pas). Et la dérivée de x↦f(ax+b) est x↦af′(ax+b).
Deux usages de la dérivée.
La tangente à Cf au point d'abscisse a a pour équation y=f′(a)(x−a)+f(a).
Sur un intervalle, si f′≥0, f est croissante ; si f′>0, f est strictement croissante ; de même pour la décroissance (admis en Première).
1.2 Le théorème
Théorème. Soit u une fonction dérivable sur I, et g une fonction dérivable sur un intervalle J contenant u(I). Alors la composée g∘u:x↦g(u(x)) est dérivable sur I et
(g∘u)′(x)=g′(u(x))×u′(x).
Bien lire la formule. On dérive la fonction « extérieure » gen gardant l'intérieuru(x), puis on multiplie par la dérivée de l'intérieur. Le cas u(x)=ax+b redonne la règle de Première : ag′(ax+b).
Pourquoi ? Pour x proche de a, avec u(x)=u(a), on écrit le taux d'accroissement en deux morceaux :
x−ag(u(x))−g(u(a))=u(x)−u(a)g(u(x))−g(u(a))×x−au(x)−u(a).
Quand x→a, u(x)→u(a) car u est continue. Le premier facteur tend vers g′(u(a)), le second vers u′(a). Cette justification suppose u(x)=u(a) près de a ; le cas général s'admet.
1.3 Les formules à connaître
u est une fonction dérivable sur I.
Fonction
Dérivée
Condition
un (n≥1 entier)
nu′un−1
u1
−u2u′
u ne s'annule pas sur I
u
2uu′
u>0 sur I
sinu
u′cosu
cosu
−u′sinu
Exemple 1.f(x)=(2x2−3)4. On pose u(x)=2x2−3, donc u′(x)=4x :
f′(x)=4×4x×(2x2−3)3=16x(2x2−3)3.
Exemple 2.g(x)=x2+x+1. Le discriminant de x2+x+1 vaut −3<0, donc x2+x+1>0 pour tout réel x, et g est dérivable sur R :
g′(x)=2x2+x+12x+1.
Exemple 3.h(x)=sin(x2) donne h′(x)=2xcos(x2). Et k(x)=cos3x=(cosx)3 donne k′(x)=3(−sinx)cos2x=−3sinxcos2x.
Piège classique.sin(x2) et sin2x=(sinx)2 ne sont pas la même fonction. La première a pour dérivée 2xcos(x2), la seconde 2sinxcosx.
1.4 Application : sens de variation
Exemple 4. Étudier les variations de f(x)=x4−x2 sur [−2;2].
Sur ]−2;2[, 4−x2>0. Par la règle du produit et la formule de u :
f′(x)=4−x2+x×24−x2−2x=4−x2(4−x2)−x2=4−x22(2−x2).
Le dénominateur est positif, donc f′(x) a le signe de 2−x2 : positif sur ]−2;2[, négatif ailleurs.
f est décroissante sur [−2;−2], croissante sur [−2;2], décroissante sur [2;2]. Son minimum est f(−2)=−2, son maximum f(2)=2×2=2. On reverra cette fonction en 2 à la leçon 3.
Leçon 2 : Dérivée de la fonction réciproque, puissances rationnelles
On reprend le chapitre 1 : si f est continue et strictement monotone sur I, elle réalise une bijection de I sur J=f(I), et sa réciproque f−1 est continue sur J.
Théorème. On suppose de plus f dérivable sur I. Soit x0∈I et y0=f(x0).
Si f′(x0)=0, alors f−1 est dérivable en y0 et
(f−1)′(y0)=f′(x0)1=f′(f−1(y0))1.
Si f′ ne s'annule pas sur I, alors f−1 est dérivable sur J et (f−1)′=f′∘f−11.
Bien lire la formule. Dans (f−1)′(y0)=f′(f−1(y0))1, on calcule d'abord l'antécédent x0=f−1(y0), puis la dérivée de fen cet antécédent, et on prend l'inverse.
Pourquoi ? Pour y=y0 dans J, on pose x=f−1(y), et donc y=f(x). Le taux d'accroissement de f−1 est l'inverse de celui de f :
y−y0f−1(y)−f−1(y0)=f(x)−f(x0)x−x0=x−x0f(x)−f(x0)1.
Quand y→y0, x→x0 car f−1 est continue, et le dénominateur tend vers f′(x0)=0.
Interprétation graphique. Les courbes de f et de f−1 sont symétriques par rapport à la droite y=x (repère orthonormé). La tangente en M(x0;y0) à Cf, de pente f′(x0), a pour symétrique la tangente en M′(y0;x0) à Cf−1, de pente f′(x0)1.
Si f′(x0)=0, la tangente à Cf est horizontale ; sa symétrique est verticale, et f−1 n'est pas dérivable en y0.
Exemple 5. Au chapitre 1, f(x)=x3+x−1 est une bijection de R sur R, mais on ne sait pas écrire f−1. On peut pourtant calculer sa dérivée en certains points.
f′(x)=3x2+1 ne s'annule jamais, donc f−1 est dérivable sur R.
f(1)=1, donc f−1(1)=1 et (f−1)′(1)=f′(1)1=41.
f(0)=−1, donc (f−1)′(−1)=f′(0)1=1.
La tangente à Cf−1 au point (1;1) a pour équation y=41(x−1)+1.
2.2 La racine n-ième
Soit n≥2 un entier. La fonction x↦xn est continue et strictement croissante sur [0;+∞[, avec 0n=0 et une limite +∞ en +∞. C'est donc une bijection de [0;+∞[ sur [0;+∞[.
Définition. Sa réciproque est la racine n-ième, notée x↦nx ou x↦xn1. Pour x≥0 et y≥0 : y=xn1⟺yn=x. Pour n=2, c'est la racine carrée.
Dérivée. La dérivée de x↦xn est nxn−1, qui ne s'annule pas sur ]0;+∞[. Pour x>0 :
(xn1)′=n(xn1)n−11=n1xn1−1.
En 0, la dérivée de xn est nulle : la racine n-ième n'est pas dérivable en 0, sa courbe y a une tangente verticale.
2.3 Puissances rationnelles
Pour x>0 et r=qp rationnel (p entier, q≥1 entier), on pose xr=(xq1)p. On admet que les règles de calcul sur les puissances restent vraies : xrxs=xr+s, (xr)s=xrs, x−r=xr1. Par exemple x21=x et x23=xx.
Propriété. Pour tout rationnel r, la fonction x↦xr est dérivable sur ]0;+∞[ et
(xr)′=rxr−1.C'est la même formule que pour xn. Elle s'obtient en dérivant la composée (xq1)p avec les leçons 1 et 2.
Avec une composée. Si u est dérivable et strictement positive sur I : (ur)′=ru′ur−1.
Exemple 6.f(x)=x23=xx sur ]0;+∞[ : f′(x)=23x21=23x.
On retrouve ce résultat avec la règle du produit : x+x×2x1=x+2x=23x.
Exemple 7.g(x)=(x2+1)31 sur R (on a toujours x2+1>0) :
g′(x)=31×2x×(x2+1)−32=3(x2+1)322x.
Leçon 3 : Dérivées successives, dérivabilité en un point, inégalité des accroissements finis
Si f′ est elle-même dérivable, sa dérivée est la dérivée secondef′′=(f′)′. On continue : f′′′=(f′′)′, puis, pour tout entier n≥1, la dérivée n-ièmef(n)=(f(n−1))′, avec la convention f(0)=f.
Exemple 8.f(x)=x3−2x2+5x−1 : f′(x)=3x2−4x+5, f′′(x)=6x−4, f′′′(x)=6, et f(4)(x)=0. Pour un polynôme de degré 3, toutes les dérivées à partir de la quatrième sont nulles.
Exemple 9.f(x)=x1 sur ]0;+∞[ : f′(x)=−x21, f′′(x)=x32, f′′′(x)=−x46.
Exemple 10. Les dérivées de sin reviennent tous les quatre coups : sin′=cos, sin′′=−sin, sin′′′=−cos, sin(4)=sin.
En physique. Si x(t) est la position d'un mobile à l'instant t, sa vitesse est v(t)=x′(t) et son accélération est a(t)=v′(t)=x′′(t).
3.2 Dérivabilité en un point : la limite de la dérivée
Rappel.f est dérivable en a si le taux d'accroissement x−af(x)−f(a) a une limite réelle quand x→a. Aux bornes d'un intervalle, on parle de dérivabilité à droite ou à gauche.
Calculer ce taux est parfois long. Le théorème suivant permet de conclure avec la limite de f′.
Théorème (admis en S2-S4, démontré en S1-S3 à la leçon 7). Soit f continue en a et dérivable sur un intervalle ]a;b[. On suppose que f′(x) a une limite ℓ quand x→a+.
Si ℓ est un réel, f est dérivable à droite en a et fd′(a)=ℓ. La courbe a une demi-tangente de pente ℓ.
Si ℓ=+∞ ou −∞, le taux d'accroissement tend aussi vers ℓ : f n'est pas dérivable à droite en a, et la courbe a une demi-tangente verticale.
Le même énoncé vaut à gauche de a.
Attention. L'hypothèse « f continue en a » est indispensable. Et si f′ n'a pas de limite en a, on ne peut rien conclure : on revient au taux d'accroissement.
Exemple 11.f(x)=xx sur [0;+∞[. f est continue en 0, et pour x>0, f′(x)=23x→0 quand x→0+. Donc f est dérivable à droite en 0, avec f′(0)=0 : demi-tangente horizontale.
Exemple 12. On reprend f(x)=x4−x2 de l'exemple 4, continue sur [−2;2]. Quand x→2−, f′(x)=4−x22(2−x2) a un numérateur qui tend vers −4 et un dénominateur qui tend vers 0+, donc f′(x)→−∞. f n'est pas dérivable en 2 : la courbe y a une demi-tangente verticale.
3.3 Inégalité des accroissements finis
Théorème. Soit f dérivable sur un intervalle I.
Soient a<b dans I. Si m≤f′(x)≤M pour tout x∈[a;b], alors
m(b−a)≤f(b)−f(a)≤M(b−a).
Si ∣f′(x)∣≤M pour tout x∈I, alors pour tous réels a et b de I :
∣f(b)−f(a)∣≤M∣b−a∣.
Démonstration de la forme 1. La fonction g(x)=Mx−f(x) a pour dérivée g′(x)=M−f′(x)≥0 sur [a;b] : elle est croissante. Donc g(a)≤g(b), c'est-à-dire Ma−f(a)≤Mb−f(b), soit f(b)−f(a)≤M(b−a). L'autre inégalité s'obtient de la même façon avec h(x)=f(x)−mx. La forme 2 s'en déduit en prenant m=−M.
Sens concret. Si la vitesse d'une voiture reste entre m et M, la distance parcourue pendant une durée b−a reste entre m(b−a) et M(b−a).
Exemple 13. Pour tous réels a et b, ∣sinb−sina∣≤∣b−a∣. En effet, ∣sin′(x)∣=∣cosx∣≤1 pour tout x. Avec a=0, on obtient ∣sinb∣≤∣b∣ pour tout réel b.
Exemple 14. Encadrer 4,1.
On applique la forme 1 à f(x)=x sur [4;4,1], avec f′(x)=2x1. Pour 4≤x≤4,1, on a 2≤x≤2,1 (car 2,12=4,41), donc
4,21≤f′(x)≤41.
Avec b−a=0,1 : 4,20,1≤4,1−2≤40,1, d'où
2+421≤4,1≤2,025,soit2,023<4,1≤2,025.
Définition. Soit f une fonction définie sur un intervalle I. Une fonction F est une primitive de f sur I si F est dérivable sur I et si F′=f.
Chercher une primitive, c'est faire le chemin inverse de la dérivation.
Exemple.F(x)=x3−x est une primitive de f(x)=3x2−1 sur R, car F′(x)=3x2−1. La fonction G(x)=x3−x+5 en est une aussi.
4.2 Existence et ensemble des primitives
Théorème (admis). Toute fonction continue sur un intervalle I admet des primitives sur I.
Propriété. Si F est une primitive de f sur I, les primitives de f sur I sont exactement les fonctions x↦F(x)+c, où c est un réel quelconque.
Démonstration.F+c a pour dérivée F′=f : c'est une primitive. Inversement, si G est une primitive, (G−F)′=f−f=0 sur l'intervalleI, donc G−F est constante (Première).
Propriété (primitive prenant une valeur donnée). Soient x0∈I et y0 un réel. Il existe une seule primitive F de f sur I telle que F(x0)=y0.
Démonstration. Si F1 est une primitive, les primitives sont les F1+c, et la condition F1(x0)+c=y0 impose une seule valeur : c=y0−F1(x0).
Exemple 15. Trouver la primitive F de f(x)=2x+3 sur R qui s'annule en 1.
Les primitives sont F(x)=x2+3x+c. La condition F(1)=0 donne 4+c=0, donc c=−4 et F(x)=x2+3x−4.
4.3 Primitives des fonctions usuelles
On lit le tableau des dérivées à l'envers. c désigne une constante réelle quelconque.
f(x)
Une primitive F(x)
Valable sur
a (constante)
ax
R
xn (n≥0 entier)
n+1xn+1
R
x21
−x1
]−∞;0[ ou ]0;+∞[
xn1 (n≥2 entier)
−(n−1)xn−11
]−∞;0[ ou ]0;+∞[
x1
2x
]0;+∞[
xr (r rationnel, r=−1)
r+1xr+1
]0;+∞[
cosx
sinx
R
sinx
−cosx
R
cos(ax+b), a=0
a1sin(ax+b)
R
sin(ax+b), a=0
−a1cos(ax+b)
R
1+tan2x=cos2x1
tanx
]−2π+kπ;2π+kπ[
Le cas x1 manque. Aucune fonction de ce tableau n'a pour dérivée x1. Sa primitive sera la fonction logarithme népérien, au chapitre 3.
Linéarité. Si F et G sont des primitives de f et g, alors aF+bG est une primitive de af+bg.
Attention : il n'y a pas de règle pour un produit ou un quotient. Une primitive de fg n'est pas FG.
Exemple 16. Une primitive de f(x)=3x2−4x+x21 sur ]0;+∞[ est F(x)=x3−2x2−x1.
Exemple 17. Une primitive de g(x)=cos(2x)−3sinx sur R est G(x)=21sin(2x)+3cosx.
Vérifier, toujours. On contrôle une primitive en la dérivant : on doit retrouver la fonction de départ.
Puisque (g∘u)′=(g′∘u)×u′, la fonction g∘u est une primitive de (g′∘u)×u′. On en tire le tableau suivant, où u est dérivable sur I.
Fonction
Une primitive
Condition
u′un (n≥0 entier)
n+1un+1
u′ur (r rationnel, r=−1)
r+1ur+1
u>0 sur I
u2u′
−u1
u ne s'annule pas sur I
uu′
2u
u>0 sur I
u′cosu
sinu
u′sinu
−cosu
(g′∘u)×u′
g∘u
Méthode.
Repérer la fonction « intérieure » u et calculer u′.
Faire apparaître exactement u′, quitte à multiplier et diviser par une constante.
Appliquer la ligne du tableau, puis vérifier en dérivant.
Exemple 18.f(x)=x(x2+1)3. Avec u(x)=x2+1, u′(x)=2x. Il manque un facteur 2 : f(x)=21×2x(x2+1)3=21u′u3. Une primitive est
F(x)=21×4(x2+1)4=8(x2+1)4.
Exemple 19.f(x)=x2+4x. Avec u(x)=x2+4>0 et u′(x)=2x : f=21uu′. Une primitive est F(x)=21×2x2+4=x2+4.
Exemple 20.f(x)=(x2+x+3)22x+1. Ici u(x)=x2+x+3 ne s'annule pas (discriminant −11) et u′=2x+1 est déjà là : une primitive est F(x)=−x2+x+31.
Exemple 21.f(x)=sinxcos2x. Avec u=cosx, u′=−sinx, donc f=−u′u2. Une primitive est F(x)=−3cos3x.
Exemple 22.f(x)=xcos(x2)=21×2xcos(x2). Une primitive est F(x)=21sin(x2).
Exemple 23.f(x)=xx2+1=21×2x(x2+1)21. Une primitive est
F(x)=21×23(x2+1)23=31(x2+1)23=31(x2+1)x2+1.
5.2 Quand il faut d'abord transformer l'écriture
Certaines fonctions ne sont dans aucun tableau. Une indication permet alors de les transformer.
Exemple 24. Avec l'indication cos2x=21+cos(2x), une primitive de cos2x est
F(x)=2x+4sin(2x).
Exemple 25. Vérifier que, pour x=−1, (x+1)22x2+4x+3=2+(x+1)21, puis trouver une primitive sur ]−1;+∞[.
2(x+1)2+1=2x2+4x+2+1=2x2+4x+3 : l'égalité est vraie. Avec u(x)=x+1, u′=1, une primitive de (x+1)21 est −x+11. Une primitive cherchée est donc F(x)=2x−x+11.
Exemple 26. Trouver la primitive F de f(x)=x2+4x telle que F(0)=1.
D'après l'exemple 19, F(x)=x2+4+c. La condition F(0)=2+c=1 donne c=−1, donc F(x)=x2+4−1.
À venir au chapitre 3 : les primitives de uu′ (avec le logarithme) et de u′eu (avec l'exponentielle).
Définition. On dit que la courbe de f admet un point d'inflexion d'abscisse x0 si la courbe traverse sa tangente en ce point.
Théorème. Si f est deux fois dérivable sur un intervalle ouvert I contenant x0, et si f′′s'annule en changeant de signe en x0, alors le point de la courbe d'abscisse x0 est un point d'inflexion.
Démonstration (cas où f′′ passe du négatif au positif). On mesure l'écart entre la courbe et la tangente en x0 :
g(x)=f(x)−[f′(x0)(x−x0)+f(x0)].
On a g(x0)=0, g′(x)=f′(x)−f′(x0), donc g′(x0)=0, et g′′=f′′.
À gauche de x0, g′′<0 : g′ est strictement décroissante, donc g′(x)>g′(x0)=0.
À droite de x0, g′′>0 : g′ est strictement croissante, donc g′(x)>g′(x0)=0.
Ainsi g′>0 de part et d'autre de x0 : g est strictement croissante près de x0, et comme g(x0)=0, g est négative avant x0 et positive après. La courbe passe de sous la tangente à au-dessus : elle la traverse.
Attention, la condition « en changeant de signe » est indispensable. Pour f(x)=x4, f′′(x)=12x2 s'annule en 0 mais reste positive. La tangente en 0 est l'axe des abscisses, et la courbe reste au-dessus : il n'y a pas de point d'inflexion.
Exemple 27.f(x)=x3−3x2+2.
f′(x)=3x2−6x et f′′(x)=6x−6, qui s'annule en 1 en passant du négatif au positif.
Le point I(1;f(1))=(1;0) est un point d'inflexion.
Tangente en I : f′(1)=−3, donc T:y=−3(x−1)=−3x+3.
Vérification : f(x)−(−3x+3)=x3−3x2+3x−1=(x−1)3, négatif avant 1 et positif après. La courbe traverse bien T.
Exemple 28. Pour sin, sin′′(x)=−sinx change de signe en 0. L'origine est un point d'inflexion, et la courbe y traverse sa tangente y=x.
6.2 Notations différentielles
En liaison avec la physique, on écrit aussi :
f′(x)=dxdff′′(x)=dx2d2f.
Pour un mobile de position x(t) : la vitesse est v=dtdx et l'accélération est a=dtdv=dt2d2x.
Ce qu'il faut retenir du chapitre
Dérivée d'une composée : (g∘u)′=(g′∘u)×u′. On dérive l'extérieur en gardant l'intérieur, puis on multiplie par la dérivée de l'intérieur.
Formules utiles : (un)′=nu′un−1, (u)′=2uu′, (sinu)′=u′cosu, (cosu)′=−u′sinu, et pour r rationnel (ur)′=ru′ur−1.
Dérivée de la réciproque : (f−1)′(y0)=f′(x0)1 avec y0=f(x0), si f′(x0)=0. Si f′(x0)=0, tangente verticale.
Si f est continue en a et si f′ tend vers ℓ réel en a, alors f′(a)=ℓ ; si f′ tend vers l'infini, demi-tangente verticale.
Inégalité des accroissements finis : ∣f′∣≤M donne ∣f(b)−f(a)∣≤M∣b−a∣.
Les primitives d'une fonction continue sur un intervalle diffèrent d'une constante. Une seule prend une valeur donnée en un point.
Pour une primitive de composée, on fait apparaître u′ : u′ur→r+1ur+1, u2u′→−u1, uu′→2u, u′cosu→sinu, u′sinu→−cosu. Puis on vérifie en dérivant.
S2 · S4 · S2A · S5 Si f′′ s'annule en changeant de signe, la courbe a un point d'inflexion : elle traverse sa tangente.
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